Rousseau investira sept étages à la Grand-Rue

Politique du livre Deux projets de loi visant à donner plus d’importance et de moyens à la MRL ont été adoptés. Détails.

La MRL devrait subir un lifting conséquent.

La MRL devrait subir un lifting conséquent. Image: Magali Girardin

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Erri De Luca, Leonora Miano, Hédi Kaddour, mais aussi les Romands Noëlle Revaz, Blaise Hofmann ou encore Daniel de Roulet. Voilà des rencontres que la Maison de Rousseau et de la littérature (MRL) organisait récemment dans ses murs. Or, pour entendre ces plumes reconnues, le public se massait au premier étage, vidé de l’installation permanente sur Jean-Jacques Rousseau par les petites mains des collaborateurs…

Cette bohème gestion de l’espace au 40, Grand-Rue est en passe d’être révolue: le Conseil d’Etat a adopté la semaine dernière deux projets de loi visant à donner une ampleur toute particulière à la MRL. Le premier attribue la gestion du bâtiment à la Fondation de la MRL pour 50 ans. Cette dernière, qui occupe déjà le rez et le premier, pourra se déployer sur sept étages, sous-sols compris.

Mais pour effectuer les rénovations imaginées par un bureau d’architectes genevois, la MRL doit trouver 5,5 millions de fonds privés. Directrice de l’institution, Aurélia Cochet fait le point: «Nous avons déjà réuni 4,6 millions de fonds, soit 80% du montant total, ce qui nous permet dans un premier temps d’aménager cinq étages.» Les changements majeurs? Un escalier reliant tous les niveaux, un ascenseur de verre au plafond transparent, garantissant un «puits de lumière» dans toute la maison, et un mur végétal – hommage à la passion de Rousseau pour la botanique.

«Le rez sera occupé par un café littéraire, tandis que le parcours visuel sur Rousseau – lui aussi rafraîchi pour l’occasion – se situera à l’étage du dessus. Au deuxième, une salle de conférences pouvant accueillir jusqu’à 120 personnes (ndlr: soit sensiblement plus que la jauge de 60-80 personnes actuellement). Au troisième, un espace de médiation culturelle pour les classes et les ateliers d’écriture.

«L’espace administratif occupera le quatrième», détaille Aurélia Cochet. Quant au studio au cinquième étage, sous les combles, il servira à de futures résidences d’écrivains.

Le second projet adopté par l’Etat prévoit de soutenir le fonctionnement de la MRL à hauteur de 1,12 million, réparti sur les années 2017 à 2020. «Grâce à cette subvention, nous pourrons doubler notre offre événementielle, se réjouit la directrice. Deux personnes pourront aussi être engagées à l’année, renforçant notre équipe, qui compte deux postes à temps partiel, un étudiant et des bénévoles.»

Les projets de loi seront étudiés en commission et le parlement votera au mieux d’ici à la fin de 2016. La politique du livre étant depuis peu entièrement assumée par l’Etat et la MRL appelée à jouer un rôle clé dans la mise en valeur du livre et de la littérature contemporaine, on imagine mal un refus du Législatif. Déjà forte d’une autorisation de construire, la MRL est prête: «Si le vote est positif, nous démarrerons les travaux au printemps 2017. Pendant les dix-huit mois de rénovation, nous organiserons nos rencontres en nomade, dans d’autres salles.»

(TDG)

Créé: 02.08.2016, 18h34

Articles en relation

Rousseau accueille Molière

Théâtre Rencontre autour de la pièce «Le Misanthrope» le 21 juillet à la Maison de Rousseau et de la littérature. Plus...

La Fondation culturelle de l’UBS distingue la Maison de Rousseau

MÉCÉNAT Fondé en 1962, l’organe a tenu à récompenser cinq personnalités et deux projets, dont la Maison de Rousseau et de la Littérature à Genève. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.