Le grand retour de la romance

Salon du livre et de la presseRachel Zufferey est l’auteure d’une saga écossaise pleine de rebondissements et de sentiments. Elle la présentera au Salon du livre de Genève, qui s’ouvre ce mercredi à Palexpo.

«J’ai des nièces qui étaient des adolescentes à l'époque de la rédaction et leur avis positif a beaucoup compté pour moi.»

«J’ai des nièces qui étaient des adolescentes à l'époque de la rédaction et leur avis positif a beaucoup compté pour moi.» Image: MAGALI GIRARDIN

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

A quelques heures de l’ouverture du Salon du livre et de la presse de Genève, son espace Young Adult est déjà l’objet de la curiosité médiatique. C’est là que des plumes alertes et souvent délurées présenteront leurs œuvres appréciées d’un lectorat jeune et connecté. Rachel Zufferey y sera, entourée de lectrices et de quelques lecteurs (eh, oui, il en existe aussi pour la «new romance»!). Des commentatrices en ligne – les «booktubeuses» – y sont attendues elles aussi.

Jeune romancière d’origine valaisanne, Rachel est née à Genève il y a une trentaine d’années. Actuellement, l’auteure de la passionnante «Trilogie de Sutherland», vendue à plusieurs centaines d’exemplaires en Suisse romande, vit et travaille à Neuchâtel, loin des landes écossaises où se situe l’action de ses romans.

Employée à plein-temps comme conseillère juridique dans une entreprise, elle écrit principalement la nuit… Elle a trouvé le temps d’achever en deux ans trois volumes, chacun de plus de 500 pages, dont l’action se situe dans les Highlands au XVIe siècle. C’est une solide saga familiale au pays des clans farouches et des châteaux forts.

Comment l’histoire de cette œuvre a-t-elle commencé?

J’ai écrit cette trilogie pour moi-même, entre 2008 et 2011, sans oser l’envoyer à un éditeur. Je n’étais pas du tout prête à affronter un regard professionnel. J’ai fait lire les trois livres à mon entourage qui m’a encouragée à franchir le pas. J’ai des nièces qui étaient des adolescentes à cette époque et leur avis positif a beaucoup compté pour moi.

Ces jeunes lectrices annonçaient-elles celles d’aujourd’hui?

Oui, les jeunes apprécient mes livres, je m’en rends compte lors des séances de signature où les jeunes filles et même des garçons me demandent des dédicaces.

Qu’apprécient-ils dans votre écriture?

Je ne leur inflige pas de longues descriptions. Je situe rapidement l’action tout en laissant l’imagination du lecteur créer ses propres images. J’ai toujours aimé ça en tant que lectrice. Je déteste les auteurs qui se prennent pour des instituteurs et qui se croient obligés de tout expliquer et de tout décrire.

Etiez-vous aussi dévoreuse de romans sentimentaux à leur âge?

J’étais avant tout consommatrice de romans historiques, qui étaient aussi pour la plupart des romans d’amour. C’étaient des traductions de l’anglais, une langue que je lis et que je parle aujourd’hui couramment. Bien sûr, j’ai essayé la collection Harlequin et même Barbara Cartland. Je n’ai pas accroché car tout y est trop prévisible. Ce que j’aime, c’est l’inattendu. Même si le lecteur se doute que deux personnages vivront quelque chose de fort ensemble, il faut que cet aboutissement vienne après des péripéties parfaitement insoupçonnables.

D’où vous est venue cette passion pour l’Ecosse et son passé?

De mes lectures de jeune fille, certainement, et d’une photographie que j’avais sous les yeux depuis très longtemps et qui m’a accompagnée. Un château écossais. Dès que j’en ai eu l’occasion, je suis partie étudier l’anglais en Ecosse et j’y ai travaillé, devinez où? Dans la boutique d’un château. C’était mon tour de vendre les cartes postales qui allaient faire rêver ceux qui les recevraient…

La nouvelle romance a pour caractéristique d’accorder de la place à l’érotisme, où vous situez-vous par rapport à cela?

Mes lectures anciennes me laissaient sur ma faim. Ces choses-là n’étaient pas assez explicites. Quand deux personnes qui se désirent entrent dans une chambre et qu’on les retrouve au chapitre suivant, sortant du même lit sans un mot sur ce qui s’est passé, ce n’est pas suffisant. En revanche, pour moi, les scènes d’amour charnel ne peuvent être décrites que si elles procèdent d’une logique qui les justifie. Je ne vois pas l’intérêt de mettre du sexe à chaque page. En revanche, je trouve essentiel de faire comprendre au lecteur quelles sensations éprouvent les personnages, même et surtout les plus sensuelles. C’est dans «L’Héritière de la Pupille» que je suis allée le plus loin...

«L’Héritière de la Pupille», voilà un titre bien étrange, non?

Oh oui! Quand le premier titre de la trilogie a paru – «La Pupille de Sutherland» –, quelqu’un m’a demandé si le roman parlait de l’œil et de la vision! Mes éditeurs ont respecté mes titres et sont très peu intervenus sur mon manuscrit. C’était très gratifiant pour moi qui avais eu d’abord si peur de montrer mon travail.

Quels projets littéraires après la «Trilogie de Sutherland»?

Ce sera très différent. Pas un roman historique, mais toujours de l’amour contrarié qui finit par s’accomplir après des péripéties imprévues. L’amour, le vrai, se mérite, tel est mon credo. L’intéressant est d’imaginer par quels chemins détournés et au prix de combien d’épreuves, il finira par triompher!


«Trilogie de Sutherland» par Rachel Zufferey, (Ed. Plaisir de lire, trois volumes). L’auteure sera présente au Salon du livre, espace Young Adult, me 26 avril à 11 h 45 et di 30 avril à 11 h, et au stand G767.13, sa 29 avril à 15 h 30 et di 30 avril à 12 h 30.

Créé: 25.04.2017, 17h41

Articles en relation

Sang, torture et perversion façon Québec avec Patrick Senécal

Salon du livre de Genève La coqueluche québécoise du roman noir vient à Genève pour la deuxième fois. Il y représente l’hôte d’honneur 2017. Plus...

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Coronavirus et enseignement à la maison
Plus...