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La garde suisse pontificale mise en bulles

Pour la première fois de son histoire, la plus vieille armée du monde fait l’objet d’une aventure en planches.

Le lecteur peut suivre les gardes suisses dans les marbres du palais mais aussi loin des décors habituels. Dessinées par un trio français, les planches sont saluées par les hallebardiers.
Le lecteur peut suivre les gardes suisses dans les marbres du palais mais aussi loin des décors habituels. Dessinées par un trio français, les planches sont saluées par les hallebardiers.
Edition Artège

Se retrouver sur des milliers de photos de vacances, les gardes pontificaux ont l’habitude. Jamais, en revanche, ils n’avaient fait l’objet de planches et encore moins de bulles destinées au grand public. La bande dessinée «Les gardiens du pape», sortie juste avant les Fêtes, retrace l’arrivée fictive d’un jeune Zurichois dans les rangs de la plus vieille armée du monde et dans les fastes du Vatican.

Un trait simple, un scénario très descriptif, un découpage efficace et une colorisation réussies qui rendent de manière rigoureuse le quotidien des soldats suisses du pape, y compris quand ils sont loin des caméras de la place Saint-Pierre.

Des personnages, des exercices de combats ou des décors bien réels permettent de se plonger dans ces recoins de Rome paradoxalement peu connus. Pour y parvenir, les auteurs français (l’historien et réalisateur Yvon Bertorello, le scénariste Arnaud Delalande et le tandem Laurent et Clémence Bidot pour le trait et la couleur) se sont immergés durant plusieurs jours auprès des hallebardiers. De nombreux flash-back permettent de montrer l’histoire de la Garde, comme l’attentat contre Jean-Paul II de mai 1981 ou le sacrifice des gardes en 1527 lors du sac de Rome. On pardonnera toutefois difficilement, à ce propos, de grossières erreurs historiques, à commencer par celle d’avoir inclus dans ces scènes sanglantes la coupole de Saint-Pierre, qui ne sera en réalité achevée que soixante-trois ans plus tard.

Bien accueillie par la Garde elle-même, la bande dessinée, parue chez Artège, s’inscrit dans un renouvellement de la vieille institution et de sa communication auprès du public. D’après les hommes, l’œuvre contient des images modernes et éléments inédits, propres à toucher le public et les futures recrues potentielles.

Hasard du calendrier: est paru dans le même temps une réédition de «La Garde suisse pontificale au cours des siècles», véritable bible parue aux Éditions Faim de Siècle.

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«Les gardiens du pape»

Y. Bertorallo et A. Delalande (scén.) et L.Bidot (illust.) Ed. Artège, 56 p.

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