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Le cancer selon Matthieu Mégevand

L’auteur genevois revient avec philosophie sur le cancer des ganglions dont il a souffert plus jeune. Rencontre.

A 32 ans, Matthieu Mégevand signe un récit personnel et philosophique avec «Les lueurs».
A 32 ans, Matthieu Mégevand signe un récit personnel et philosophique avec «Les lueurs».
Georges Cabrera

«Le chirurgien apparaît enfin comme une diva dans une scène d’opéra. Italien, la petite quarantaine, des cheveux ondulés d’un noir luisant. Il sent bon l’after-shave», lit-on dans le dernier récit de Matthieu Mégevand. Le décor? La clinique de la Colline, département oncologie. L’auteur genevois – et nouveau directeur des éditions Labor et Fides – revient dans Les lueurs sur un épisode douloureux de sa vie, à savoir le cancer des ganglions, cliniquement dénommé lymphome de Hodgkin, dont il a souffert à 21 ans (il en a aujourd’hui 32). Cependant, loin de livrer un témoignage grave et lourd rythmé par les séances de chimiothérapie – quatre poches de liquide à s’enfiler dans les veines toutes les deux semaines, qui emportent cheveux, poils et joie de vivre sur leur passage – Matthieu Mégevand en profite pour construire son récit autour de thèmes qui lui sont chers: le destin, qu’il interroge à travers les tournants imaginaires qu’aurait pu prendre sa vie (lire critique ci-contre). Se pose en filigrane la question de la foi, même si l’auteur s’étonne presque de n’avoir pas eu de révélation spirituelle pendant sa maladie. Tour d’horizon entre quatre yeux.

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