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Pour Alain Mabanckou, «le lecteur est un caméléon»

L’auteur met en scène dans son dernier récit des auteurs déracinés dont le français est le point d’ancrage.

Alain Mabanckou s’intéresse aux différentes langues françaises que les écrivains subliment de par le monde.
Alain Mabanckou s’intéresse aux différentes langues françaises que les écrivains subliment de par le monde.
ULF ANDERSEN

En ouvrant Le monde est mon langage, dernier récit d’Alain Mabanckou, on tombe d’abord sur une carte du monde. Punaisés çà et là, les noms des intellectuels que l’auteur franco-congolais, lauréat du Prix Renaudot 2006, a rencontrés au fil du temps. S’y côtoient des sommités et des auteurs plus confidentiels, à l’instar de Kateb Yacine, Dany Laferrière, Chinua Achebe, J.M.G. Le Clézio, Sony Lab’ou Tansi, Suzanne Kala Lobé, et de quelques outsiders, comme ce «clochard céleste» croisé à La Nouvelle-Orléans. Récits de tête-à-tête insolites, interviews (intéressantes, quoique complaisantes), ou encore réflexions sur l’œuvre d’un maître à penser, ce texte hybride tient à la fois de l’essai, du récit et du reportage. Ce qui lie le tout? Le rapport de tous ces auteurs à la langue française, et par conséquent à leur identité culturelle.

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