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L’AJAR démode la solitude de l’auteur

Le collectif de dix-huit jeunes écrivains romands s’invite à la rentrée avec un premier roman publié chez Flammarion.

Cela faisait quelque temps qu’ils peaufinaient leur canular. Quand ils vous croisaient dans des lectures publiques et autres salons du livre, ces coquins de l’Association des jeunes auteurs romands (l’AJAR) évoquaient leur travail sur les archives d’Esther Montandon. Qui ça? «Vous savez, cette célèbre auteure romande…» Assumant aujourd’hui pleinement l’invention de la supposée écrivaine neuchâteloise, l’AJAR – qui compte parmi ses membres des auteurs déjà publiés tels qu’Aude Seigne, Guy Chevalley, Anne-Sophie Subilia ou encore Sébastien Meier – publie collectivement son premier roman, Vivre près des tilleuls, écrit à «quinze, seize ou dix-huit» plumes. L’ouvrage se présente sous la forme du journal intime d’Esther Montandon, durant une période de douze ans où l’auteure fictive aurait perdu un enfant (lire la critique ci-contre).

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