Brigitte Kehrer livre un «Patchwork de vies»

Livres Cette Genevoise aux multiples casquettes a deux titres en librairie.

Brigitte Kehrer publie «La médiation. Un nouveau projet de société?» et «Patchwork de vies».

Brigitte Kehrer publie «La médiation. Un nouveau projet de société?» et «Patchwork de vies». Image: Laurent Guiraud

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur ?

«Je n’avais pas prévu que mes deux livres sortiraient presque en même temps», confie Brigitte Kehrer, auteure d’une méthode sur la médiation basée sur son expérience professionnelle et d’un livre autobiographique plutôt original. «Je pensais que «Patchwork de vies» serait publié plus tard. J’ai été surprise que ma quête d’un éditeur pour cet ouvrage aboutisse si vite. Je dois dire que j’ai essayé de mettre toutes les chances de mon côté en suivant une formation destinée aux écrivains qui cherchent à être édités. Il y a des tas de choses à savoir pour y arriver. J’ai adressé 72 manuscrits de «La médiation» et 40 de «Patchwork de vies», avant que les deux livres soient retenus.»

De l'énergie à revendre

D’aucuns parleraient de parcours du combattant, mais pour Brigitte Kehrer ce n’est pas insurmontable, tant cette femme a de l’énergie à revendre. Son curriculum vitæ en est l’illustration. On en découvre des pans entiers dans «Patchwork de vies», une autobiographie construite comme une suite de réminiscences vécues en compagnie de son grand-père dans le Théâtre des Champs-Elysées vide. «Il était mon grand-père maternel parisien, c’est lui qui m’a le plus aimée, confie Brigitte. C’est pourquoi je l’ai choisi comme témoin de mes tranches de vie jouées ou projetées sous nos yeux dans un théâtre, qui est un de mes lieux de prédilection.»

L’ancienne journaliste de la rubrique culturelle de la «Tribune de Genève», spécialiste de danse et de théâtre, a connu d’autres scènes au cours de sa vie.

«J’ai pratiqué le journalisme et l’enseignement, j’ai continué dans l’humanitaire, dans plusieurs pays d’Afrique et d’Asie, avant de me lancer dans l’apprentissage et la pratique de la médiation. Je suis aujourd’hui au nombre des médiatrices et médiateurs agréés par l’État de Genève. Cette nouvelle expérience m’a fourni la matière de mon livre «La médiation. Un nouveau projet de société?». Il est très bien reçu en Suisse romande comme en France, car il manquait un ouvrage en français sur ce sujet. Celui-ci a été traité surtout aux États-Unis, où la médiation s’est développée bien plus tôt qu’ici. À force d’aller en justice pour un oui ou pour un non, les Américains se heurtaient à des tribunaux engorgés. L’avantage de la médiation est que la décision ne tombe pas du ciel comme celle d’un juge désignant un perdant et un gagnant. La résolution du conflit est obtenue en commun par les parties. le médiateur étant en quelque sorte l’animateur d’un débat destiné à réconcilier les protagonistes.»

Une manière de faire dont Brigitte a mesuré les effets positifs au cours de son passé international. «Ça peut marcher entre des factions, des partis ou même des États», précise-t-elle.

La peur d'être enfermée

Du pays, cette ancienne déléguée du CICR en a vu au cours de sa carrière. Fille d’un commerçant prospère qui l’aurait préférée mère de famille bien rangée, la jeune fille se rebiffe. «La peur d’être enfermée a guidé mes choix», témoigne celle qui connaîtra la vraie captivité au cours d’un enlèvement au Mozambique, raconté avec une verve et un humour délicieux dans «Patchwork de vies». Seule l’écriture parvient à visser à une table cette grande curieuse au fort tempérament, toujours prête à apprendre quelque chose de nouveau au contact des autres. Née en 1953, elle parle pour une génération qui se reconnaîtra ou pas dans cet autoportrait d’une infatigable révoltée.

Créé: 01.07.2019, 18h29

Les titres en librairie

«La médiation. Un nouveau projet de société?» Éditions Dervy, 302 p.

«Patchwork de vies», Éditions Vérone, 240 p.

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

Premier anniversaire des gilets jaunes
Plus...