Le Salon du livre sera new-yorkais et valaisan

PalexpoLe grand rendez-vous annuel des lecteurs suisses romands aura lieu du 25 au 29 avril.

Un stand de l’un des derniers Salons du livre de Genève à Palexpo, celui de 2016.

Un stand de l’un des derniers Salons du livre de Genève à Palexpo, celui de 2016. Image: Pierre Abensur

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«On a tous en nous quelque chose du Valais», parodie Isabelle Falconnier, présidente du Salon du livre de Genève. Un souvenir, un parent, un chalet et peut-être un auteur préféré. Tel est sans doute l’espoir de ceux qui viendront présenter leurs œuvres sur le stand de l’hôte d’honneur de la 32e édition de la manifestation genevoise.

Présenté mardi matin à la presse dans le cadre distingué du Musée international de la Réforme (MIR), le programme du Salon s’annonce en partie valaisan et en partie new-yorkais. L’occasion pour Jacques Cordonier, chef du Service de la culture du Valais, de signaler un point commun entre son canton et la mégapole américaine. Au XVe siècle, aucun de ces lieux ne connaissait l’imprimerie, alors qu’à Genève des livres étaient déjà publiés!

Le Valais, hôte d’honneur

Pour les invités valaisans du Salon, celui-ci est d’abord le plus grand rassemblement culturel en Suisse romande. Ils ne cachent pas leur plaisir d’y faire figurer tout ce que la culture, et même la viticulture, fait de mieux au pied des Alpes.

De la Petite Arvine au four à raclette («tuné» par des artistes), en passant par la musique et le cinéma (le film «Ma vie de Courgette» est signé Barras), il restera quand même de la place pour les auteurs valaisans. Ils seront une quarantaine, parmi lesquels Alain Bagnoud, Bastien Fournier, Jérôme Meizoz ou Céline Zufferey par exemple. «Ce stand sera un festival dans le Salon, promet Jacques Cordonier, une porte d’entrée sur ce territoire où se pratique la culture par nature!»

Le pavillon New York

La scénographie et les ateliers participatifs de ce pavillon new-yorkais bouillonnant de vie seront l'oeuvre de Happy City Lab. L’artiste Serval a réuni pour l'occasion danseurs et graffeurs. «Mon père est du Bronx et mère est de Brooklyn», précise-t-il. Par exemple, petits et grands auront l’occasion d’apprendre à réaliser un tag. Murs de Genève et de Lausanne, gare à vous!

Côté livres, des auteurs ayant écrit sur New York ou à New York, des auteurs y écrivant toujours, des éditeurs – celui de Joël Dicker aux États-Unis – se succéderont dans un décor évoquant Manhattan. Deux stars des salons du livre s’y retrouveront pour le plus grand bonheur de leurs innombrables fans: Douglas Kennedy et Marc Levy. Le premier, qui est retourné vivre dans la Grande Pomme après un long exil européen, signera à Genève le troisième tome de «La symphonie du hasard». Marc Levy, qui vit à New York, participera à deux conversations publiques sur cette ville. L’une sera avec Frédéric Beigbeder, qui a publié en 2003 un roman sur les attentats du World Trade Center et dont la grand-mère est New-Yorkaise, l’autre avec Gregory Cowles, critique littéraire au «New York Times». Les autres personnalités reçues dans ce pavillon seront Jami Attenberg, Patrick Chapatte, Shulem Deen, Helene Cooper (auteure de «Madame la présidente», roman paru ce printemps chez Zoé), Ted Conover et Vincent Perez, acteur devenu photographe.

Les auteurs sur les scènes

La scène où se retrouvent les écrivains qui font l’actualité s’appelle L’apostrophe. C’est là qu’apparaîtra, le dernier jour du Salon, Joël Dicker himself, qui parlera de «La disparition de Stephanie Mailer». Jean-Louis Debré, Didier Burkhalter, Luc Ferry, Alexandre Jardin, Jean Ziegler et les auteures turques Oya Baydar et Esli Erdogan l’y auront précédé. Une autre scène s’appelle La place suisse. On y rencontrera des auteurs d’ici, du plus jeune, comme le trio du feuilleton «Stand-By» (Bruno Pellegrino, Aude Seigne et Daniel Vuataz), au plus âgé, en la personne d’Alexandre Voisard, qui signe à 87 ans «Notre-Dame des égarées». L’îlot Jeunesse, Le Salon africain, La cuisine des livres, La scène BD, L’espace young adult, la scène philo et Québec Edition reprendront du service. Sur La place du Moi, il sera question de bien-être, de résilience et de pensées positives.

Les expositions

Saint-Exupéry en Suisse, les 100 ans de la marque genevoise Slatkine, le saké par la photo, 150 ans d’information grâce au journal «Le Courrier», «Vigousse» et ses illustrateurs, voilà les thèmes des différentes expositions du Salon. Celle consacrée aux 50 ans de Cubitus et plus généralement au chien dans la BD devrait faire japper d’envie tous les amis du neuvième art.

Palexpo du 25 au 29 avril. www.salondulivre.ch

(TDG)

Créé: 10.04.2018, 19h42

L’actrice

Ariane Ascaride



L’actrice fétiche du réalisateur français Robert Guédiguian est annoncée sur
la scène L’apostrophe. Elle est Angèle dans le dernier film de son mari, «La villa», sorti en 2017. Elle est elle-même dans le livre «Une force et une consolation», paru
en mars dernier aux Éditions de l’Observatoire. C’est une longue interview de l’actrice par Véronique Olmi.
B.CH

Le dandy

Frédéric Beigbeder



L’amour de New York, on en parlera entre Français, samedi 28 avril à 15 h 30 sur la scène L’apostrophe. Marc Levy et Frédéric Beigbeder tisseront ce dialogue socioculturel transcontinental, après des séances de signature que l’on devine frénétiques. Le dernier Beigbeder? Il s’appelle «Une vie sans fin», paru en janvier chez Grasset.
B.CH.

Le Genevois

Joël Dicker



Aussi incontournable ces temps-ci que les piles de volumes de «La disparition de Stephanie Mailer» dans nos magasins, Joël Dicker sera présent au Salon. Il sera sur la scène L’apostrophe, dimanche 29 avril à 14 h. Une rencontre très attendue, six ans après «La vérité sur l’affaire Harry Quebert», qui avait valu au Genevois la célébrité à l’âge de 27 ans.
B.CH.

Le New-Yorkais

Douglas Kennedy



Voici le chéri de ces dames, un sexagénaire américain sympathique et francophone, dont les romans se vendent très bien dans leur traduction française. Au pavillon New York, il expliquera le samedi 28 avril à 14 h pourquoi il est retourné vivre dans sa ville natale. Il avait quitté New York en 1977, alors qu’il était régisseur dans des théâtres de Broadway.
B.CH.

L’architecte

Marc Levy



En littérature, tout a commencé pour lui avec «Et si c’était vrai…» en 2000. Depuis lors, roman après roman, Marc Levy s’attache un lectorat avide et fidèle. Il avait créé quelques années plus tôt un cabinet d’architecture de bureau fermé dès les premiers succès éditoriaux. Paru chez Robert Laffont, celui
de «La dernière des Stanfield» (2017) se confirme.
B.CH.

La Valaisanne

Céline Zufferey



La voilà de retour au pays, la Valaisanne de chez Gallimard. Son roman «Sauver les meubles», publié en 2017 dans la très convoitée collection blanche du prestigieux éditeur parisien, a fait connaître Céline Zufferey bien au-delà de la vallée du Rhône. Elle sera présente sur le stand du Valais mais son livre «New York K.O.» la rapproche du pavillon New York.
B.CH.

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