Léman Lyriques Festival, un nouveau venu pour éclairer autrement l’opéra

ClassiqueConçu par le chef d’orchestre Daniel Kawka, le rendez-vous relie Wagner à la création contemporaine.

Le chef d’orchestre français Daniel Kawka.

Le chef d’orchestre français Daniel Kawka. Image: Vanessa Cardoso / Archives

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Pour commencer, ce sera du Wagner. Mais pas comme on l’entend communément, nous assure-t-on à travers les notes d’intentions qui accompagnent le projet. L’ambitieuse opération musicale dont il est ici question a les allures d’un contre-pied stimulant: elle aspire à créer de nouvelles perspectives et des points d’observation inédits sur les pièces du grand génie allemand mises à l’affiche. La teneur du Léman Lyriques Festival pourrait être résumée en ces quelques orientations artistiques.

Nouveau venu dans le paysage local, ce rendez-vous qui ouvrira ses portes le 5 novembre prochain ne se résume pas pour autant à ces indications sommaires. Ses autres grands traits? Directeur artistique et musical du projet, le chef d’orchestre français Daniel Kawka les explique d’un verbe alerte et passionné: «Nous tissons tout d’abord un lien transfrontalier puissant, puisqu’aux concerts qui se tiendront à Genève – au BFM, Victoria Hall et à la Salle Centrale de la Madeleine – il faudra ajouter celui d’Évian, dans ce bel écrin qu’est la Grange au Lac.» Et puis il y a l’implication, durant les cinq jours du festival, des étudiants de la Haute École de musique de Genève, qui entreront en osmose avec l’orchestre Ose! lors des concerts. «Douze jours durant, les trente-cinq jeunes musiciens concernés feront une plongée dans l’univers wagnérien, au Conservatoire de Lyon, pour préparer le programme du festival», explique Daniel Kawka.

Que dit précisément le programme? Que la modernité de Wagner est entièrement soluble dans la création contemporaine. L’exemple par le concert du 6 novembre, où la pièce «Des nuages et des brouillards» de Michael Jarrell – de fait son troisième concerto pour violon – répondra à des extraits de «Tristan et Isolde» et de «Siegfried». Exemple, encore, avec la proposition du 8 novembre, lorsque les extraits de «Siegfried, nocturne», texte d’Olivier Py, seront dits par le comédien Alain Carré et se glisseront entre les trames musicales de «Ring Ohne Worte».

Parmi les quatre concerts à l’affiche, relevons encore la fière allure de celui qui ouvre la manifestation. Ici, on rendra hommage à une grande cantatrice du passé, Christa Ludwig, aujourd’hui nonagénaire, qui sera par ailleurs de la soirée. Les «Wesendonck Lieder» ainsi que des pièces de Schubert, Wolf, Mahler et Strauss, enlumineront le tribut, accompagnés des propos des musicologues et critiques Christian Merlin et Pierre Michot. Enfin, on ne saurait manquer la conférence que donnera Georges Schürch, directeur du Cercle romand Richard Wagner de Genève. Le thème? Très intrigant: «Le chant wagnérien existe-t-il vraiment?». Rocco Zacheo

Léman Lyriques Festival, à Genève et Évian, du 5 au 9 novembre.

Créé: 18.09.2019, 12h06

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