Leïla el-Wakil tient salon à la Biennale de Venise

ArchitectureLa Genevoise est chargée par Pro Helvetia de la programmation du Salon Suisse au Palazzo Trevisan. Tout commence aujourd’hui

Le Palcoterra du Palazzo Trevisan à Venise. L’estrade qui accueille la pièce d’ouverture du Salon Suisse a été réalisée par le bureau genevois Terrabloc en terre crue compressée.

Le Palcoterra du Palazzo Trevisan à Venise. L’estrade qui accueille la pièce d’ouverture du Salon Suisse a été réalisée par le bureau genevois Terrabloc en terre crue compressée.

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«Salonnière». Le titre figure explicitement sur la brochure de Pro Helvetia. Le titre? La fonction? Le métier? La mission? On ne se sait pas très bien, puisque ce substantif féminin, inconnu du Larousse, est assorti de définitions diverses suivant les dictionnaires. «Oui, je suis salonnière, c’est amusant! s’exclame Leïla el-Wakil dans un rire, le regard malicieux. Vu de Zurich, ce terme doit faire chic. Mais pour nous à Genève, il n’évoque pas grand-chose d’autre que la Savonnière!»

L’architecte et historienne de l’art, professeure à l’Université de Genève, a donc été désignée pour être salonnière à Venise. Entendez par là qu’elle assure la programmation du Salon Suisse à la 15e Biennale d’architecture. Installé sur l’étage noble du Palazzo Trevisan, une merveille patricienne du XVe siècle dont la Confédération possède, depuis 1966, le 2e niveau, le consulat helvétique accueille dans Dorsoduro différentes manifestations durant la Biennale, qui commence aujourd’hui.

Cinq événements d'ici novembre

«Nous organisons cinq événements d’ici à novembre, ouverts au public, constitués de trois soirées chaque fois», explique Leïla el-Wakil. Le thème choisi – Wake up! A path towards better architecture (Réveille-toi! Un chemin vers une meilleure architecture) – suggère de revenir aux fondements: construire utile. «C’est la tendance actuelle. C’est aussi la direction que fait prendre à la Biennale son directeur, l’architecte chilien Alejandro Aravena, Prix Pritzker 2016, très soucieux de développement durable et de justice sociale. Chaque soir, nous aurons des invités – architectes, conservateurs du patrimoine ou artistes – qui ont réfléchi à l’appropriation de l’architecture par ses usagers ou à des solutions pragmatiques en lien avec la construction.

Pour la soirée d’ouverture, la salonnière a choisi L’enfer du béton armé, «une pièce de théâtre écrite par l’architecte égyptien Hassan Fathy, qui s’interroge: pourquoi avoir bâti à l’américaine en Haute-Egypte, dans les années 50, alors que l’architecture traditionnelle présentait une bien meilleure adéquation avec le climat et l’environnement? Nous enchaînerons par une discussion sur l’usage de la terre crue et du bambou.» Jolie manière de lancer le débat (programme complet sur biennials.ch).

(TDG)

Créé: 25.05.2016, 19h14

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