Le reggae a le vent en poupe à Plan-les-Ouates

FestivalL’affluence a bondi à Plein-les-Watts. Comment expliquer cette progression impliquant de nouveaux défis?

Samory-I à Plein-les-Watts en 2018. Une édition record en termes de fréquentation. Les concerts organisés sur la butte de Plan-les-Ouates ont attiré 23 000 spectateurs en l’espace de trois soirs.

Samory-I à Plein-les-Watts en 2018. Une édition record en termes de fréquentation. Les concerts organisés sur la butte de Plan-les-Ouates ont attiré 23 000 spectateurs en l’espace de trois soirs. Image: Jacques Apothéloz

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Quel succès! L’an dernier, plus de 23 000 spectateurs ont profité de trois soirées ensoleillées pour assister à Plein-les-Watts. Même si elle reste un facteur important, la météo n’explique pas tout. Organisé sur la butte de Plan-les-Ouates, le plus grand festival de reggae de Suisse a le vent en poupe. À vérifier de jeudi à samedi au cours d’une 13e édition qui fera notamment la part belle aux artistes féminines. Profitant d’un bouche-à-oreille favorable, l’affluence de ce rendez-vous estival, créé initialement dans le cadre d’un projet d’animation d’été, progresse à pas de géant: 13 000 personnes en 2016, 20 000 l’année suivante.

Comment analyser cette progression? «La programmation joue un rôle non négligeable. Des gens viennent de loin pour assister à des concerts qui mêlent têtes d’affiche et découvertes», relève Nicolas Clémence, directeur de la manifestation.

Incontournables

De jeudi à samedi, les amateurs de reggae, nombreux à Genève, pourront apprécier, entre autres, le groupe jamaïcain Morgan Heritage (jeudi, 22 h 45), une des formations «nu-roots» majeures des années 90-2000. Constituée à la base par 8 des 29 enfants du chanteur Denroy Morgan, la tribu légendaire fait partie des incontournables du festival. Au même titre que Treesha (vendredi, 20 h 45). Choriste du chanteur allemand Gentleman, c’est avec les musiciens de celui-ci, l’Evolution Band, que l’artiste originaire du Kenya présentera son reggae teinté de soul. Autre grande figure de l’édition 2019 de Plein-les-Watts, le Jamaïquain Don Carlos (samedi, 23 h 45), membre originel du groupe mythique Black Uhuru.

Retransmis en direct sur un écran géant, les concerts attirent la foule. La scène Sound System, essentiellement composée de DJ genevois, draine également son lot de passionnés. «Le festival peut compter sur l’aide de 350 bénévoles, qui génèrent aussi un certain nombre de spectateurs à travers leurs réseaux», constate Nicolas Clémence. Venu majoritairement en riverain ou des communes avoisinantes (Lancy, Carouge, Bardonnex, Troinex, Onex, Perly), le public provient aussi d’autres cantons romands, de Suisse alémanique, de France voisine, voire de régions plus éloignées de l’Hexagone. Campeurs (sur inscription) ou simplement de passage, les gens aiment l’ambiance qui se dégage du festival. Les nombreux food trucks (une quinzaine de stands cette année) et les six bars à disposition contribuent au succès. Sans oublier diverses animations (danse, graffitis, jongleurs) et différents arts de rue (performances, spectacles itinérants, à l’image du cirque du botte-cul, minuscule chapiteau mobile de… 8 places). Histoire d’entretenir la flamme, les organisateurs ont lancé depuis le 10 mai dernier une web radio, Audiomatic Reggae Plein-les-Watts, qui met en avant les DJ de la région.

Extension refusée

La bonne santé du festival ne va pas sans poser quelques problèmes. Afin de répondre à l’affluence croissante, l’association Plein-les-Watts a déposé ce printemps un projet d’extension du site, refusé par la Mairie de Plan-les-Ouates (lire «Tribune de Genève» du 8 juillet). «Si l’augmentation de la fréquentation se poursuit, il nous faudra à terme refuser du monde. On a besoin d’adapter nos infrastructures pour accueillir les gens dans les meilleures conditions possible. Il s’agit notamment d’accroître le nombre de sorties de secours. Il faudra réexpliquer notre approche», explique Nicolas Clémence.

Prêt à relever le défi, le directeur de Plein-les-Watts rappelle que le site actuel reste magnifique et très pratique, la butte de Plan-les-Ouates faisant office de gradin naturel. Le terrain est par ailleurs mis gratuitement à disposition par la Commune, en plus de différentes prestations matérielles et d’une subvention de 80 000 francs. Un apport bienvenu dans un budget s’élevant au total à 450 000 francs. Particularité du festival: le prix d’entrée demeure libre. Chaque spectateur est invité à s’acquitter, sans obligation, de la somme qu’il jugera bon d’investir. «Faire un don, ça valorise l’événement. Et les gens jouent le jeu.»

Plein-les-Watts. Les je 15, ve 16 et sa 17 août, ch. de la Butte 20, à Plan-les-Ouates

Créé: 14.08.2019, 15h11

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