Kev Adams et Jamel Debbouze en folie

CinémaLes deux comédiens assurent la promo d’«Alad’2» comme des pros à Genève.

Jamel Debbouze et Kev Adams à Genève il y a quelques jours.

Jamel Debbouze et Kev Adams à Genève il y a quelques jours. Image: PIERRE ALBOUY

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Des stars que les gosses adulent passent rarement inaperçues. La preuve il y a quelques jours avec la venue à Genève de Jamel Debbouze et Kev Adams pour la promo d’«Alad’2», suite calibrée des «Nouvelles aventures d’Aladin», qui fut un carton en 2015. C’est à la RTS qu’on a rendez-vous avec les deux vedettes, qui ont pris un léger retard parce qu’elles ont croisé une classe d’enfants qui les ont immédiatement reconnues. Autographes et selfies, les gosses sont ivres de bonheur. Kev et Jamel posent avec eux, disponibles et joueurs. Cette bonne humeur est communicative. Venus en arroi de princes, ils déboulent avec gardes du corps, attachés de presse et agents, en tout une quinzaine de personnes au bas mot, y compris les gens de Pathé distribution suisse. Mais leur planning est serré. On tente de leur voler dix minutes entre l’enregistrement d’un sujet pour le téléjournal et le direct de «Vertigo» sur la RTS. Las! Seul notre photographe trouvera le temps de les fixer. Kev et Jamel jouent le jeu et prennent la pause en faisant les fous. Pour l’interview, il faudra attendre d’avoir quitté la tour. Direction un café du quartier. En limousine, pour éviter de nouveaux attroupements dans la rue. Le convoi met dix minutes pour parcourir deux cents mètres. «J’adore ça, nous dit Kev Adams une fois assis. Je ne me lasse jamais de l’amour du public, des gens dans la rue. Chaque fois, c’est magique. Des relous, il n’y en a jamais. Ou alors un sur mille.» «Moi, je déteste les enfants, plaisante Jamel Debbouze. Ce sont de petits monstres. Mais non, je déconne. C’est un moteur formidable. Un gamin, c’est cash et c’est ça que j’aime.»

Tournage en forme de tornade

Enfin attablées, les deux stars se confient tout en restant dans l’exercice de la promotion. «C’est vrai qu’un film comme «Alad’2» se tourne tout en studio ou devant une green box, lance Jamel. C’est bien pour ça que les techniciens nous servent de premier public. En même temps, le seul vrai repère, c’est le réalisateur.» «Je suis entièrement d’accord, renchérit Kev Adams. Mais les films d’action francophones avec 700 figurants sont rares. Je pense que Jamel et moi sommes faciles à gérer.» «Oui, mais nous avons été dirigés par un stradivarius», ajoute Jamel en nommant son réalisateur, Lionel Steketee, qui justement vient de nous rejoindre. «Sur le tournage, j’ai vécu une tornade, ironise-t-il. Il y avait une excitation naturelle, plus une énergie euphorique. C’était jouissif.» «Moi, le premier jour, j’étais crispé, intervient Jamel. Et cela sans avoir ouvert la bouche. Alors je me suis rappelé qu’il fallait se concentrer afin d’éviter de refaire les prises le lendemain matin.» Lorsqu’on évoque avec lui son unique réalisation, «Pourquoi j’ai pas mangé mon père», Jamel semble reculer. «Je n’aurais pas envie de retenter l’expérience. Je pense que le projet était trop particulier. Mon erreur a été de faire un film d’animation. On m’a un peu flatté et je me suis laissé avoir. On aurait dû m’avertir. J’ai vite compris que je m’étais planté. En plus, les journalistes me l’ont immédiatement signalé.» Puis l’entretien s’achève et les deux stars me demandent ce que je pense d’«Alad’2». Réponse: «Je ne suis pas tout à fait le public cible et je préfère en gros le cinéma d’auteur, mais je reconnais que la plupart de vos gags fonctionnent». «Alad’2» sera à l’affiche mercredi en Suisse romande et l’objectif, en termes d’entrées, sera de faire aussi bien que le premier volet.

Créé: 28.09.2018, 18h22

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