Passer au contenu principal

En juin, la Fête de la musique n'aura pas lieu

Le plus grand rendez-vous populaire genevois est annulé. Les grands festivals de l’été devraient en faire autant, mais jouent encore la montre.

La Fête de la musique en 2018, soirée rap à l’Alhambra avec les artistes genevois Di-Meh, Slimka et Makala.
La Fête de la musique en 2018, soirée rap à l’Alhambra avec les artistes genevois Di-Meh, Slimka et Makala.
Pierre Albouy

Le plus grand rendez-vous populaire genevois – jusqu’à 200 000 personnes par beau temps – n’aura pas lieu cette année. On s’en doutait. La tenue du 19 au 21 juin de la 29e Fête de la musique est annulée. Un report n’est pas exclu.

La nouvelle, donnée par la Ville il y a dix jours, était passée inaperçue, tant il y avait à dire sur les mesures d’urgence pour parer à la pandémie de Covid-19. Ce n’est qu’après avoir interrogé des musiciens du cru, pour prendre connaissance de leur quotidien par temps de crise, que l’information est remontée: «Les inscriptions en ligne ne sont plus possibles.» Pas d’interprètes, donc pas de concerts. En juin, il y aura sans doute du soleil pour le solstice. Mais pas de classique ni de rock sur les pavés du centre-ville.

En attendant Paléo et Cie

Pas de Fête de la musique en juin. Mais des grands festivals estivaux, oui? C’est encore le cas, mais «officiellement» seulement, répondent les organisateurs. Le Montreux Jazz Festival, dont la 54e édition doit se tenir du 3 au 18 juillet, et Paléo, 45e édition du 20 au 26 juillet, ont chacun reporté l’annonce de leurs programmations respectives. «Toute l’équipe travaille activement à la préparation du festival, afin que la fête soit belle», telle est actuellement le leitmotiv qui accompagne les messages de l’open air nyonnais. «Nous explorons toutes les pistes», répond pour sa part le festival de la Riviera, avec le tact qu’on lui connaît: «Nous aimons garder espoir…»

Cependant, tout indique que ces deux manifestations, comme Caribana fin juin, Sion sous les Étoiles ou encore Festi’neuch, vont devoir annuler elles aussi. C’est le cas également du Verbier Festival, qui vient de l’annoncer (lire ci-contre), ainsi que du géant parmi les géants de la pop, Glastonbury en Angleterre. Quand bien même la crise sanitaire serait passée – chose inimaginable à l’heure qu’il est – ces manifestations ne pourront se faire, car elles sont tributaires d’une chaîne de prestations complexes, qui relie artistes, agents, hôteliers, compagnies aériennes et, dernier wagon à rentrer en action, les prestataires techniques. Or, cette chaîne ne fonctionne plus.

L’hypothétique reprise

Reste alors l’éventualité de reporter les manifestations. En Ville de Genève, on réfléchit à déplacer la Fête de la musique plus tard dans l’année. À la fin de l’été, par exemple. Diverses options sont actuellement analysées par les organisateurs. Mais le champ des possibles reste hypothétique. «Le redémarrage d’événements culturels, s’il est autorisé, sera compliqué, envisage Laurent Marty, coordinateur de la Fête. Imaginons qu’il y ait l’envie du public et celle des artistes. Cependant, la sortie du confinement sera sans doute progressive. Et y aura-t-il seulement les forces nécessaires, notamment celles des entreprises habituelles, des prestataires de services? Peut-être que les musiciens eux-mêmes, pour s’en sortir, auront changé de métier.»

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.