Jeu d’ombres et de flamenco avec Sara Baras au Grand Théâtre

Avant-première«Sombras» est le nouveau spectacle de l’artiste andalouse sur la scène de Neuve.

Sara Baras propose une vision moderne de son art.

Sara Baras propose une vision moderne de son art. Image: GTG/LDD

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Depuis plus d’un siècle, les grandes dames du flamenco se succèdent sans répit sur les affiches des théâtres internationaux. Cet art des fêtes gitanes et des cabarets andalous a pris possession des scènes les plus variées, chacune pensant tenir le meilleur flamenco, le plus authentique, le moins frelaté et le plus flamboyant.

L’intimité d’un lieu pas trop vaste reste incomparable. Les grands plateaux mettent en valeur une expérience différente de cet art ancestral, des chorégraphies à plusieurs, avec effets théâtraux, jeux de lumière dégageant plus d’une pincée de poudre aux yeux. Sara Baras n’échappe pas à la règle, gagnant ainsi un public plus large et enthousiaste à la danse de ses ancêtres.

Cette native de Cadix, comme la belle de la chanson, a sa propre compagnie depuis 1998, et plus d’une douzaine de spectacles à son actif. À Genève elle est venue l’an dernier avec «Voces». Elle revient avec une nouvelle pièce, «Sombras», dédiée à une discipline du flamenco appelée farruca.

Six danseurs et huit musiciens font escorte à la soliste pour cet hommage marquant les vingt années d’existence de la compagnie. La pièce a été dansée pour la première fois en septembre 2017 dans l’auditorium Baluarte à Pampelune. La farruca n’est pas d’origine andalouse, mais galicienne. On appelait «farrucos» les Galiciens pauvres venus travailler en Andalousie au cours du XIXe siècle.

Cette danse exige un haut niveau technique poussé à l’extrême dans la farruca du ballet «Le Tricorne» (1919), sur la musique de Manuel de Falla, exécutée avec une verve plus russe qu’espagnole par le célèbre Léonide Massine. Sara Baras, âgée de 47 ans, s’inscrit dans la lignée des grandes, parmi lesquelles Carmen Amaya (qui dansait comme elle en pantalon) ou plus récemment Cristina Hoyos, aujourd’hui septuagénaire.

Grand Théâtre de Genève Du 28 février au 3 mars. Rés. 022 322 50 50 et geneveopera.ch

Créé: 27.02.2019, 16h59

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