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Avec «Le grand marin», la pêche en Alaska est racontée de l’intérieur

Catherine Poulain débarque avec un premier roman d’aventures, une bourrasque d’air frais dans le milieu littéraire parisien.

«Ces bateaux, ces marins viennent d’un monde de romans de l’enfance», raconte Catherine Poulain sur la pêche en Alaska.
«Ces bateaux, ces marins viennent d’un monde de romans de l’enfance», raconte Catherine Poulain sur la pêche en Alaska.
Geoffroy Mathieu

Catherine Poulain a la passion de la mer chevillée au corps et, avant même qu’il ne soit sorti, Le grand marin, son premier roman d’inspiration très autobiographique, avait réveillé le milieu littéraire parisien en lui apportant l’air du large.

Nous nous rencontrons chez son éditeur, Olivier Cohen, en plein cœur de Montparnasse. Authentique, c’est le premier mot qui nous vient à l’esprit lorsqu’on la voit. Mais comment passe-t-on d’une paroisse de Martigue (son père était pasteur) et d’une famille de cinq filles, à la pêche au flétan en Alaska? «Lorsque j’avais 11 ans, je faisais déjà du stop en cachette. Puis j’ai passé mon bac, pour faire plaisir à mes parents, et j’ai décidé de partir tout de suite après. Je ne savais pas ce que je recherchais, une sorte de Graal, quelque chose de mystique que je n’arrivais pas à définir. Je suis arrivée en Asie, où j’ai travaillé dans un bar de Hongkong, ne sachant pas qu’il s’agissait d’un bar de prostituées. Ensuite je suis allée en Inde, en Thaïlande, au Népal… Je n’avais jamais de plan, je dormais dans les gares.»

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