Galeries et artistes célèbrent l’ardeur créative aux Eaux-Vives

ManifestationPour la deuxième fois, les lieux d’exposition du quartier invitent, le soir du jeudi 3 mai, à une flânerie d’œuvre en œuvre.

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Les amateurs d’art genevois pratiquent depuis des décennies les galeries de Plainpalais et de la Vieille-Ville. Mais ils connaissent moins l’ébullition créative qui palpite au cœur des Eaux-Vives. Pour faire découvrir la richesse et la diversité culturelle de leur quartier, espaces d’exposition et ateliers d’artistes ouvrent leurs portes de concert jeudi 3 mai de 18 h à 22 h, afin d’inviter le public à butiner de lieu en lieu. Baptisée «Un soir aux Eaux-Vives», la manifestation vivra demain sa 2e édition, après un joli succès l’an passé.

«Nous souhaitions nous fédérer pour organiser un événement convivial qui nous fasse connaître, raconte Anne Lambert, à la barre de l’association Un soir aux Eaux-Vives et de la galerie Calamart. Avec l’idée de décomplexer ceux que l’art rend timides, a fortiori dans un quartier populaire.» Seize sites s’offrent ainsi à cette flânerie nocturne et festive, qui sera l’occasion de plusieurs vernissages entre la rue des Cordiers et celle des Eaux-Vives, sous l’égide de l’art contemporain.

De la photographie à la peinture, en passant par la sculpture ou la performance, le programme promet de satisfaire une grande variété d’appétits esthétiques et de rencontrer un certain nombre d’artistes. Alors que la galerie 1 2 3 vernit «Propaganda», une exposition retraçant cent vingt ans d’affiches de propagande, l’atelier de la peintre décoratrice Emmanuelle Zem Rohner présente une série d’œuvres délicates de la toute jeune Tessy Savary.

Dialogue avec la plage

À la galerie Ruine, au 15 de la rue des Vollandes, le plasticien Lukas Berchtold et Arabel Maier présentent un accrochage évolutif sur le thème du passage du Styx. L’endroit vaut le détour rien que pour l’originalité de son concept: pionnier dans le quartier puisque inauguré en 1987, cet espace demeuré très brut prête ses murs à des artistes choisis sur dossier, lesquels gèrent leur propre exposition pour une durée de cinq jours. Les signatures de Calamart, quant à elles, broderont sur le thème des Eaux-Vives, de la «Neptune» interprétée façon collage par Éric Brossard à la bouche d’égout décalée vue par Nicolas Noverraz, via les photographies humanistes de Laurent Guiraud, par ailleurs collaborateur à la «Tribune de Genève».

Enfin, l’une des nouveautés de cette seconde édition est de bénéficier du soutien de partenaires. Le Canton de Genève, notamment, participe par le biais de «Dialogue avec la plage». Des techniciens de la plage publique des Eaux-Vives seront présents à Baby Plage afin de répondre aux questions des citoyens sur le chantier et l’avenir du site, pendant que le streetartist YGREK1 se livrera à une animation. Une belle métaphore, somme toute, d’«Un soir aux Eaux-Vives», dont l’identité, selon sa présidente, consiste en «un mélange de milieux et un brassage de métiers artistiques».

Un soir aux Eaux-Vives jeudi 3 mai de 18 h à 22 h. Infos: unsoir.ch (TDG)

Créé: 01.05.2018, 14h46

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