Avec la galerie iDroom, l’art urbain conquiert le vieux Chêne-Bourg

Tribune des ArtsInaugurée mardi, l’arcade de Jérôme Ruffin présente 14 artistes de street art jusqu’à la fin août.

Jérôme Ruffin a eu un immense coup de cœur pour cette arcade dans le vieux Chêne-Bourg.

Jérôme Ruffin a eu un immense coup de cœur pour cette arcade dans le vieux Chêne-Bourg. Image: Lucien Fortunati

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Il avait pris l’habitude d’inviter des artistes dans son hôtel au cœur des Pâquis: propriétaire du Windsor, un établissement construit par son grand-père dans les années 40, collectionneur d’art urbain, Jérôme Ruffin demandait régulièrement à des cadors du street art, tels que L’Atlas, Ceet, Mist ou Tanc, de venir customiser des chambres. Des performances qui transformèrent vite ce trois-étoiles en galerie bouillonnante. Mais, il y a un an et demi, fin 2016, une partie de sa famille décida de céder l’hôtel à une chaîne française.

«Ce fut difficile de s’en séparer», concède Jérôme Ruffin. Pourtant, il vit là l’opportunité de se consacrer à 100% à sa passion. Pourquoi ne pas ouvrir une galerie consacrée à l’art urbain? «Il m’a fallu près d’un an et demi pour peaufiner le projet et, surtout, pour trouver le lieu idéal.» Le Genevois a eu un véritable coup de cœur pour cette arcade, à Chêne-Bourg, dans un immeuble du XVIe siècle. Ces 150 m2, répartis sur deux étages, abritait alors un cabinet d’hypnose. «L’environnement est vraiment sympa. On se trouve dans le vieux Chêne-Bourg, le quartier est vivant, avec d’excellents restaurants, il y a aussi des places de parking à disposition...»

Poutres apparentes, parquet à l’étage, bibliothèque géante à l’entrée, la galerie iDroom dévoile un caractère chaleureux. «Je n’ai même pas eu besoin de refaire la peinture, j’ai pris l’arcade telle quelle», souffle Jérôme Ruffin. Au premier, trois niches lui permettent même de mettre en valeur quelques œuvres. «Jusqu’à la fin août, je présente 14 artistes», explique-t-il encore. «Cela me permet de donner le ton de la galerie, de montrer ce qu’on va faire à l’avenir.» On y retrouve Tanc, Ceet et L’Atlas, mais aussi C215, Mondé ou Soone. Jérôme Ruffin a même prévu un concept store où le collectionneur éclairé trouvera art toys, livres rares et objets de design. (TDG)

Créé: 13.06.2018, 15h05

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