Passer au contenu principal

Le futur Pavillon de la danse s'est laissé visiter

Citoyens et responsables parcourent samedi matin le chantier du nouveau lieu culturel, place Charles-Sturm.

Portes ouvertes au Pavillon de la Danse, place Charles-Sturm.
Portes ouvertes au Pavillon de la Danse, place Charles-Sturm.
MAGALI GIRARDIN
Portes ouvertes au Pavillon de la Danse, place Charles-Sturm.
Portes ouvertes au Pavillon de la Danse, place Charles-Sturm.
MAGALI GIRARDIN
Portes ouvertes au Pavillon de la Danse, place Charles-Sturm.
Portes ouvertes au Pavillon de la Danse, place Charles-Sturm.
MAGALI GIRARDIN
1 / 8

Tiens, la place Charles-Sturm n’est pas sur la liste des seize rues et places auxquelles la Ville de Genève veut donner des noms de femmes. Pourtant, très peu de Genevois savent qui est ce mathématicien du XIXe siècle, né dans notre ville et mort en 1855 à Paris. Le compositeur Frank Martin, qui devra renoncer à sa rue, est bien plus connu, mais vraisemblablement pas de ceux qui s’occupent du dossier. Pour la place du quartier des Tranchées qui voit s’édifier le Pavillon de la danse financé par la même Ville de Genève, un nom de danseuse s’impose. Comme la nouvelle construction est censée être provisoire, ça laisserait un souvenir après son déménagement ailleurs.

Samedi matin, lors des portes ouvertes du bâtiment temporaire en construction, c’est le présent et le futur immédiat qui intéressent les visiteurs. Imaginer que dans huit ans le rêve s’évanouira est un exercice pénible. Du moins pour les amateurs de danse et l’Association pour la danse contemporaine (ADC), qui a mis tout en œuvre pour que le Conseil municipal vote le crédit de construction de 11'792'200 francs, un certain 7 février 2018. Anne Davier, présidente de l’ADC, présente sur le site samedi matin, se plaît à penser que peut-être, à l’usage, le bâtiment sera considéré par les riverains comme moins nuisible qu’ils le craignent actuellement.

«J’ai répondu ce matin à pas mal de gens qui jugent que le Pavillon de la danse n’a rien à faire là, confie Philippe Meylan, directeur du Patrimoine bâti à la Ville de Genève. D’autres sont enchantés et attendent cette salle depuis des années. Même si en l’état, il paraît loin d’être terminé, c’est important pour nous d’ouvrir les portes.» Il est vrai que la visite est vite faite. Certains curieux s’attendaient à un meilleur avancement des travaux. On ne peut que traverser le bâtiment dans toute sa longueur sans voir ni scène ni sièges; elle en contiendra 220. Le sol du foyer est encore brut et ses boiseries de planches vernies de gris foncé ne sont pas encore posées. Cette salle, par laquelle les spectateurs entreront dans le pavillon, sera éclairée par une grande verrière verticale, côté esplanade face au Jura. L’entrée des artistes sera côté boulevard des Tranchées.

«La dimension totale du bâtiment est de 51 mètres de long, 19 de large et 11 de haut, rappelle Anne Davier. Il est entièrement en bois démontable sur une base bétonnée. La cérémonie de remise de ses clés aura lieu le 5 mai. Le lendemain, l’ADC déménagera de la rue des Eaux-Vives à la place Charles-Sturm. Ses bureaux sont prévus au-dessus du hall d’entrée-foyer. Le 9 juin, l’ADC organisera ici sa conférence de presse de présentation de saison 2020-2021. Le 29 août, ce sera l’inauguration proprement dite avec un spectacle de danse du festival La Bâtie. Lequel? Je ne le dirai pas pour le moment, mais nous voulons qu’il rassemble de nombreux danseurs, que ce soit un bel événement inaugural.»

En attendant, les architectes du projet – ON Architecture à Lausanne –, les ingénieurs et les artisans ont encore du pain sur la planche. L’échafaudage qui masque encore les façades extérieures de l’édifice laisse deviner le mouvement des façades qui brise leur monotonie. C’est prometteur. Au plafond du hall-foyer, une installation «lumino-cinétique» de l’artiste Rudy Decelière est prévue. Une commande obtenue grâce au concours lancé pour cela par le Fonds municipal d’art contemporain. L’administratrice de l’ADC, Nicole Simon-Vermot, qui a connu l’itinérance de l’association de la Salle Patiño à la rue de la Coulouvrenière, puis à la rue des Eaux-Vives, porte un regard reconnaissant sur ce futur nouveau havre.

adc-geneve.ch

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.