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Les «food trucks» roulent pour tous les appétits genevois

Alors que se trame le premier Food Street Festival, retour sur le boom spectaculaire des camions restos.

Midi pile. Quatre cols blancs trépignent déjà devant la petite remorque de Debi. Nous sommes place de Hollande, dans le quartier des banques. Et nos loups de la finance ont les crocs. Dans son minuscule habitacle, la cuisinière, ladite Debi donc, s’affaire en enchaînant les émincés de poulet à la citronnelle. Ce n’est que le début du service. Dans moins d’une heure, le rythme s’endiablera. A un jet de vermicelle de là, Giorgio Galati, garé avec sa fourgonnette sur le pont de Bel-Air, sustente aussi les passants autochtones, qui s’en vont boulotter ses succulentes piadine adossés à la rambarde sur le Rhône.

Tous les jours à l’heure du lunch, c’est désormais une kyrielle de food trucks, traduisez camions restos, qui stationnent ainsi aux quatre coins du canton en proposant chouettes casse-croûte ou petits plats soignés. Combien sont-ils exactement? Une bonne trentaine, dit-on. A chacun sa spécialité. Là, recettes colombiennes ou pizzas; ici, burgers travaillés ou salades ouvragées: ailleurs tapas, soupes de saison ou pasta déclinée. Une chose de sûre, l’offre des gargotes nomades bouillonne. Encore confidentiel il y a quelques mois, le phénomène de la restauration ambulante est devenu depuis le printemps dernier l’une des composantes de la vie bistrotière genevoise. Au point même de s’offrir son premier festival (voir ci-dessous).

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