Évian rend hommage à la poétesse Anna de Noailles, vacancière d’antan

ExpositionUn personnage à découvrir à travers tableaux, lettres et objets personnels.

Anna de Noailles deux ans avant sa mort.

Anna de Noailles deux ans avant sa mort. Image: Ville d’Évian

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L’événement a pour cadre un très vieux bâtiment d’Évian – la maison Gribaldi – qui abrite les archives de la ville et des salles d’exposition. Sur trois étages, le visiteur peut suivre l’histoire de la vie d’une célébrité parisienne qui passait ses étés, de sa jeunesse à sa mort, à Amphion, près d’Évian. Son père, Grégoire Bassaraba de Brancovan, était le propriétaire d’un chalet Second Empire au bord du lac Léman, auquel il ajouta d’autres constructions aujourd’hui disparues.

Ce grand seigneur venu de Valachie avait contribué à donner ses lettres de noblesse à la ville d’Évian. Celle-ci honora sa mémoire par un monument assez imposant, construit après sa mort, survenue en 1886, l’année des 10 ans d’Anna.

Devenue poétesse à succès dans le Paris des premières années du XXe siècle, cette femme qu’admirait Proust revient régulièrement à Évian, où le lac et la nature environnante l’inspirent et l’apaisent. En 1897, les Évianais ont suivi le cortège de son mariage avec le comte Mathieu de Noailles, qui verra sa femme s’attacher à d’autres que lui, notamment Maurice Barrès. Elle ne partage pas les opinions antidreyfusardes de son admirateur, elle qui s’est déclarée d’emblée convaincue de l’innocence du capitaine.

Un film permet au public de mieux faire connaissance avec cette comtesse si clairvoyante et lettrée. Signé en 1997 par Antoine Gallien et Françoise Giroud, il évoque Anna de Noailles à travers des images d’archives et des témoignages de contemporains comme Jean Cocteau ou la comédienne Simone, morte en 1985 à 108 ans. Ils disent leurs souvenirs personnels d’Anna de Noailles, qu’on voit et entend parler elle-même, lors de sa réception de la croix de commandeur de la Légion d’honneur en 1931. Elle est la première femme à l’avoir reçue.

Des photographies, des lettres et des objets personnels de la poétesse nous la rendent plus proche. Pastelliste à ses heures, l’auteure des «Éblouissements» a laissé des portraits de personnalités et des bouquets qui sont présentés par la Ville d’Évian, à laquelle le fils de la poétesse, Anne-Jules de Noailles, les a légués en 1979. D’autres trésors proviennent d’une donation plus ancienne, faite par une amie médecin de la comtesse.

Un conseil pour les passionnés: il paraît que le chalet d’Amphion serait actuellement à vendre…

Jusqu’au 3 novembre, Évian

Créé: 19.08.2019, 13h27

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