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Élue «Princesse…» au suffrage populaire

La première création de la compagnie Don’t Stop Me Now a fait le buzz à Genève. Éloge rétroactif.

La science, l’art et l’humour: les marques d’une «Princesse…»
La science, l’art et l’humour: les marques d’une «Princesse…»
VINCENT SCHAUBLI

Le bouche-à-oreille était propre à vous les casser! Impossible de lui résister, quitte à n’agripper que la queue de la comète. Et découvrir, à la Parfumerie jusqu’à dimanche passé, à quel point le ramdam avait lieu d’être.

La Princesse eSt le chevalier y contait la quête de Maylis, malheureuse héritière de la couronne dans un royaume d’où la curiosité, mais aussi le rire et la musique sont bannis. Avec l’aide de son ami troubadour, du savant Gégé (pour Galileo Galilée) et du rat Giordano (pour le philosophe Giordano Bruno), l’aventurière astronome parvenait finalement à réhabiliter les trois sources de la joie de vivre, et même à destituer l’ersatz de Magicien d’Oz qui dictait son âpre loi.

Parfaitement adapté à tous les publics dès 6 ans, ce spectacle signé Steven Matthews mettait ingénieusement les techniques du théâtre d’ombres, de la marionnette et du jeu de comédiens au service d’une même insurrection contre le dogme. Celui d’hier, qui menait au bûcher les hérétiques, comme celui d’aujourd’hui, qui impose sa pensée unique. En toute rigueur, outre ses ressorts artisanaux, Matthews fait appel aux trois matériaux explosifs dont il tresse les louanges: la science, la mélodie, et surtout le gag – qu’il sème en exploitant un humour quelque part à la frontière des Monty Python et des Nuls.

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