Electron, un festival bien dans ses clubs

BilanOrganisée sur deux week-ends, la seizième édition a consolidé cette formule étalée dans le PAV, adoptée l’an passé.

Electron, 16e édition, jeudi 2 mai: venus de Paris, Danse-Toujours, Belec et Mykonos assaisonnent l’Audio Bar de «new beats»

Electron, 16e édition, jeudi 2 mai: venus de Paris, Danse-Toujours, Belec et Mykonos assaisonnent l’Audio Bar de «new beats» Image: Maurane Di Matteo

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Electron se porte bien. Le dit «festival des cultures électroniques», seizième édition, qui s’est déroulé du 25 avril au 5 mai et organisé sur deux week-ends, a attiré les foules. Notamment dans le club Audio, aux Acacias, qui accueillait samedi en grande vedette une figure historique de la musique électronique française, Laurent Garnier. Si les chiffres exacts de fréquentation demandent encore de savants calculs avant d’être communiqués, tout semble indiquer une affluence satisfaisante. Était-ce aussi réussi que les 13 500 visiteurs de la cuvée précédente? Probable. D’autant que l’édition 2019 offrait un plus grand nombre de soirées qu’en 2018. Notamment en investissant, pour la première fois de son histoire, le pavillon SICLI, également aux Acacias.

Une certitude, à présent. Organisé pour l’essentiel dans le secteur du PAV, l’événement consolide cette formule adoptée il y a un an. Avant cela, tout avait lieu au centre-ville, entre l’Usine et le Palladium. Désormais, le public voyage d’un club à l’autre, principalement l’Audio, Motel Campo et La Gravière. Chacun organise ses propres soirées, sous l’égide d’une coordination générale. Chacun assume sa part concernant les risques financiers.

La vedette n'empêche pas les découvertes

Cette évolution géographique n’est pas sans lien avec l’histoire de la scène locale, comme nous le racontait il y a quelques jours le codirecteur d’Electron, Jérôme Soudan, également programmateur de l’Audio. Il faut se rappeler comment, il y a une quarantaine d’années, house et techno prenaient leurs quartiers dans les caves de la cité. Comment, après la disparition des squats dans les années 2000, Genève est devenu «un peu morte en matière d‘électronique». Comment, enfin, de jeunes collectifs ont relancés l’affaire, cherchant dans les marges les lieux qui manquaient, avant que de nouvelles adresses s’instituent, ainsi du Motel Campo et de La Gravière, ouverte la première en 2010, la seconde en 2012. Aujourd’hui, ces clubs font partie des partenaires indéfectibles d’Electron. «Ce devait être des lieux éphémères. Ils ont perduré. Créer ses propres espaces culturels et festifs a porté ses fruits.»

Un aspect fondamental, encore: si l’émergence, la découverte persistent bel et bien au bout du lac, ont-elles pour autant droit de citer à côté des vedettes internationales? Jérôme Soudan de répondre: «Electron propose les deux. Il faut pouvoir rassurer une partie du public, sans devenir trop commercial. La programmation est un mélange, qui demande de jongler avec les propositions. Pour l’instant, je me tiens à cette ligne.»

Créé: 05.05.2019, 21h46

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