Deux univers artistiques dialoguent au CACY

CultureDeux Genevoises ont reçu carte blanche pour mettre en regard des œuvres du Fonds d’art visuel de la ville avec celles d’artistes en situation de handicap.

Réalisées en 2016, les oeuvres de Silvia von Niederhäusern (à g.) répondent à celles faites par Gilles Porret 15 ans plus tôt.

Réalisées en 2016, les oeuvres de Silvia von Niederhäusern (à g.) répondent à celles faites par Gilles Porret 15 ans plus tôt. Image: CLAUDE CORTINOVIS / CACY

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

Les accrochages collectifs sont souvent question de dialogue. C’est encore plus vrai avec «Ricochet», la bien nommée exposition à découvrir au Centre d’art contemporain d’Yverdon (CACY) jusqu’à la fin du mois de mai. Confiée en l’absence de la directrice, Karine Tissot, à deux commissaires genevoises, cette carte blanche laisse interagir deux univers artistiques peu visibles du grand public: d’une part, des œuvres qui appartiennent au Fonds d’art visuel du chef-lieu nord-vaudois et, d’autre part, celles réalisées par des personnes en situation de handicap.

«Les premières décorent les bureaux de l’administration communale alors que les secondes ne sont que très rarement montrées dans des musées ou des expositions dès lors que leurs auteurs sont peu insérés dans les circuits officiels de l’art contemporain», explique Éléonore Varone, collaboratrice scientifique au CACY. Organisée en quatre pôles thématiques distincts, leur mise en parallèle marche quoi qu’il en soit plutôt bien. Cela avait déjà été le cas l’été dernier à Genève, quand Teresa Maranzano et Nicole Reimann avaient mis sur pied la même démarche avec d’autres pièces.

Certes, le succès du face-à-face visuel repose parfois sur la sensibilité du visiteur. Mais le plus souvent, la mise en regard s’impose comme une évidence. Il en va ainsi de la série de zizis en céramique – dont la diversité plairait sans nul doute à Pierre Perret – de Sabrina Renlund et des «Frutti di mare» de François Ruegg. Les sculptures de ce dernier peuvent être appréhendées comme une bouée de sauvetage en manque d’air, mais aussi comme un préservatif camouflé en oursin. Autre parallélisme indéniable, mais dans un style plus classique, le jeu géométrique aux couleurs primaires de Gilles Porret semble indissociable des quadrillages au feutre de Christoph Marti, rassemblés ici dans un livre.

«Il faut souligner également la volonté de faire dialoguer les œuvres en toute discrétion», reprend Éléonore Varone. Dans le but de décloisonner les mondes d’où elles sont issues, le visiteur peut déambuler de pièce en pièce sans savoir qui en est l’auteur. (TDG)

Créé: 11.04.2018, 20h03

«Ricochet»

A voir jusqu’au 27 mai au Centre d’art contemporain d’Yverdon. Du mercredi
au dimanche, 12 h-18 h

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.