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Découvrir les objets du sacré en s’amusant

Au Musée d’ethnographie, des élèves du cycle ont testé un parcours interactif autour des religions.

Genève le 12.01.2017, Musée d'ethnographie, inauguration de parcours interactifs au musée autour des 'objets du sacré' de la collection permanente, visite avec une classe du cycle, ici des élèves avec Pierre Maudet © Georges Cabrera
Genève le 12.01.2017, Musée d'ethnographie, inauguration de parcours interactifs au musée autour des 'objets du sacré' de la collection permanente, visite avec une classe du cycle, ici des élèves avec Pierre Maudet © Georges Cabrera
Genève le 12.01.2017, Musée d'ethnographie, inauguration de parcours interactifs au musée autour des 'objets du sacré' de la collection permanente, visite avec une classe du cycle de Budé © Georges Cabrera
Genève le 12.01.2017, Musée d'ethnographie, inauguration de parcours interactifs au musée autour des 'objets du sacré' de la collection permanente, visite avec une classe du cycle de Budé © Georges Cabrera
Genève le 12.01.2017, Musée d'ethnographie, inauguration de parcours interactifs au musée autour des 'objets du sacré' de la collection permanente, visite avec une classe du cycle de Budé © Georges Cabrera
Genève le 12.01.2017, Musée d'ethnographie, inauguration de parcours interactifs au musée autour des 'objets du sacré' de la collection permanente, visite avec une classe du cycle de Budé © Georges Cabrera
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Une chasse au trésor à la recherche des objets liés au sacré: voilà la nouvelle manière de visiter l’exposition permanente du Musée d’ethnographie (MEG). Hier, une classe de 11e année du Cycle de Budé a servi de cobaye pour tester ce parcours sur smartphone. L’application interactive a été réalisée par les Editions Agora, maison d’édition scolaire spécialisée dans les religions, en collaboration avec la Plate-forme interreligieuse de Genève et le musée.

«Une large majorité des objets exposés ici sont des objets du sacré», a relevé Boris Wastiau, directeur du MEG. Yves Dutoit, directeur des Editions Agora, a défini ainsi sa vision du parcours: «Un voyage par-delà les frontières culturelles et religieuses, durant lequel les élèves deviennent acteurs de leur savoir.»

Avant tout, les jeunes participants doivent repérer chacun des treize objets de la liste dans les vitrines, grâce au plan de l’espace d’exposition. Après avoir lu un texte de présentation, il faut répondre à des questions en consultant la plaquette qui accompagne l’objet, mais surtout en l’observant sous toutes les coutures.

Bodhisattva et mosquée

«Tu essaies de rentrer dedans?» rigole un jeune, en voyant son camarade se contorsionner pour compter les fleurs qui ornent une lanterne de mosquée. Ailleurs, il s’agira de décoder le geste d’un bodhisattva, définir à quelle occasion était utilisé un tablier de cérémonie amérindien, ou encore énumérer les membres de la Sainte Famille.

Pour certains, les réponses ne sont pas si évidentes. «Il faut déduire un peu!» lance un garçon. Les élèves s’étonnent au passage de la présence d’objets suisses dans les vitrines, ou se demandent pourquoi il y a des chrétiens en Ethiopie.

A l’occasion, les adultes donnent un coup de main aux adolescents. Et se prennent eux-mêmes au jeu. «C’est une belle manière de redécouvrir les collections, s’enthousiasme Sami Kanaan, magistrat en charge de la Culture à la Ville. J’ai appris plein de choses.» Anne Emery-Torracinta, conseillère d’Etat chargée du Département de l’instruction publique et de la culture, a aussi apprécié: «Cela permet de montrer la diversité du fait religieux, qui est universel. Utiliser cet outil constitue un bon moyen d’amener les jeunes à jouer.» Et chacun peut aller plus loin dans la connaissance grâce à des textes complémentaires, sur les types d’objets du sacré et les différentes religions.

Des retours positifs

Les premiers intéressés, qu’en pensent-ils? Les retours sont positifs. «Utiliser le smartphone nous force à lire les textes et à nous y intéresser», explique Marie. Quant à Yanis, il estime que «dans une ville aussi mélangée que Genève, c’est important de découvrir la culture des autres.»

Cette session se déroulait hier en avant-première, puisque le dispositif ne sera mis à disposition du public qu’à partir du 1er février. Il sera accompagné d’un dossier pédagogique. Et les participants pourront donner leurs réponses pour tenter de gagner des prix par tirage au sort. Mais le projet ne concerne pas seulement les écoles: n’importe quel visiteur du Musée d’ethnographie pourra utiliser l’application. Et pour les personnes qui ne possèdent pas de smartphone, une version papier sera également disponible. Moins interactive, mais tout aussi enrichissante!

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