Pour découvrir l’art, rien ne vaut la pratique

Reportage Copier une œuvre d’un plasticien connu, telle est la proposition ludique du Genevois Stéphane Ducret.

Lily construit une maison en bougies, sous la houlette de l'artiste Stéphane Ducret.

Lily construit une maison en bougies, sous la houlette de l'artiste Stéphane Ducret. Image: Laurent Guiraud

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Pour le premier dimanche de l’Avent, quoi de mieux que de créer avec des bougies? C’est ce qu’ont fait hier les participants de Real/Fake Sunday, un concept imaginé par l’artiste genevois Stéphane Ducret. Tous les dimanches, il propose à tout un chacun de réaliser sa propre œuvre d’art en copiant le travail d’un plasticien connu. «Je voulais offrir la possibilité de se mettre dans la position de l’artiste, et de s’initier à l’art contemporain de manière ludique», raconte-t-il.

En cette journée ensoleillée, quatre adultes et une enfant se retrouvent dans l’atelier de Stéphane Ducret, aux Eaux-Vives. Tous s’intéressent à l’art contemporain et ont une pratique créative, même si ce n’est pas nécessaire pour participer. «L’idée de retourner à une forme d’apprentissage et d’explorer la technique d’un artiste me plaît», explique Boris. Quant à Anne, elle adore travailler les matières. Mais elle n’a jamais testé la cire…

L’atelier commence par une petite introduction sur l’artiste choisi pour cette session: Chen Zhen. A travers photos et vidéo, on découvre son parcours entre Orient et Occident, sa démarche et ses travaux, en particulier les maisons de bougies qui serviront d’inspiration à la pratique du jour. «Pour les Chinois, la bougie représente la vie d’un homme», précise Stéphane Ducret.

Puis, on met la main à la pâte. L’enseignant commence par donner quelques instructions: comment construire et assembler les différents éléments en faisant fondre la cire. Armé d’un stock varié de bougies et d’un cutter, chacun se lance. «Ce n’est pas facile de les faire tenir», commente Murielle. «Il faut une de ces patiences!» abonde Beatriz. Autour de la table, on se donne des coups de main, on échange des astuces, on discute d’art et de création. «Avec les effets de la suie, on dirait du marbre», s’écrie Boris. Ce qui donne des idées à Lily pour sa propre construction.

Les résultats, très variés, évoquent tantôt le temple grec, tantôt le mazot valaisan. Et les participants se disent ravis d’avoir exploré une matière aussi originale. Une chose est sûre, ils se souviendront longtemps de l’œuvre de Chen Zhen!

Real/Fake Sunday chaque dimanche de 14 h 30 à 17 h. Infos: www.artclasse.com/real-fake

(TDG)

Créé: 27.11.2016, 20h16

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