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A Dada sur Picabia

A l'occasion des 100 ans de Dada, le Kunsthaus de Zurich consacre une rétrospective à cet artiste aussi versatile que subversif.

«La nuit espagnole» (détail) de 1922, 160 x 130 cm, prêtée par le Musée Ludwig de Cologne.
«La nuit espagnole» (détail) de 1922, 160 x 130 cm, prêtée par le Musée Ludwig de Cologne.
© 2016 ProLitteris, Zurich

Dès l’entrée, l’exposition organisée par le Kunsthaus de Zurich et le MoMA de New York (où elle s’envolera en novembre) affiche une ambivalence ludique dans sa lecture de Francis Picabia (1879-1953). Sa toile La source accueille le visiteur dans sa monumentalité abstraite animée par les flammes d’un cubisme orphique serpentin. Une toile de pionnier avisé, visant déjà le grandiose en 1912. Sur le côté, un petit format joue les narquois. Cet autoportrait de 1940 dévoile le peintre (un peu Brando!) avec un sourire malicieux, teinté de salacité par un entourage de jeunes femmes dénudées – Eros traverse tout son art. Voici, en deux propositions, le précipité d’un artiste dont on aperçoit souvent une ou deux œuvres au gré d’une présentation de Dada.

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