Poésie et tempête aux Bains des Pâquis

LectureSamedi, Patrice Mugny et Philippe Constantin lisaient leurs poèmes au coin du feu devant quelques passionnés de vers.

Philippe Constantin (à gauche) et Patrice Mugny, accompagnés
par Marc Liebeskind à la guitare.

Philippe Constantin (à gauche) et Patrice Mugny, accompagnés par Marc Liebeskind à la guitare. Image: Georges Cabrera

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Alors que des milliers de Genevois arpentaient les pavés de la Vieille-Ville au pas de course, certains amateurs de poésie s’étaient réunis aux Bains des Pâquis samedi matin.

Peu nombreux, mais passionnés, ils s’étaient installés sur les bancs disposés devant un poêle à bois. C’est dans cette atmosphère chaleureuse que ces amateurs de vers ont écouté les poèmes de l'ancien conseiller administratif Patrice Mugny et de Philippe Constantin.

Accompagnés par Marc Liebeskind à la guitare, les deux hommes se sont relayés sur des airs aux consonances indiennes. Déclamant parfois quelques phrases, parfois de simples mots, les auteurs ont présenté une partie de leurs créations. «La joie de l’éclosion des fleurs, les papillons pavoisent, le rhume des foins», murmure Patrice Mugny avant d’enchaîner «une barrière en bois, la vallée ensoleillée, mon âme se déride». Plus solennel, Philippe Constantin prend le relais: «Parler est un tombeau que l’on fleurit de mots. Parler est une souffrance que l’on ignore.» Ce moment hors du temps s’achève après une heure de poésie pour faire place à l’apéro offert aux spectateurs.

Les quelques courageux qui ont bravé le vent pour rejoindre la buvette des bains sont heureux de ce moment passé loin du tumulte sportif qui agite Genève. «Ça vaut toujours la peine d’entendre des poésies lues par ceux qui les ont couchées sur papier. Les mots prennent une autre signification, glisse Christian Delécraz. Et puis, entendre ces phrases en admirant la cathédrale, les bateaux qui passent et en entendant le flux et le reflux de l’eau, c’est magnifique. C’est un petit moment privilégié dans une journée triste.»

Le coresponsable de l’animation au Bains des Pâquis, Michel Felix, tire un bilan positif de l’événement: «J’aime beaucoup la différence entre ces deux poètes. Alors que Patrice me fait parfois hurler de rire, Philippe est plus dans le drame. Je regrette juste qu’il y ait eu un peu trop de bruit provenant des personnes qui mangent dans l’autre partie de la buvette, mais c’est ça aussi la poésie aux Bains.»

L’institution prévoit de systématiser les lectures de poésie en organisant ce type d’événement deux fois par mois et il se pourrait bien que les poètes du jour reviennent pour une prochaine lecture. «C’est la deuxième fois que je viens lire mes poèmes, indique Patrice Mugny. Je fais ça pour le plaisir. C’est un moment de bonheur.» (TDG)

Créé: 07.12.2014, 19h13

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