Les Genevois affichent leur numéro en public

Exposition plein airDes photographies grand format se découvrent aux Bastions et montrent des êtres qui ont tous sur eux un chiffre allant de 0 à 100.

La porteuse du sac numéro 5 à la place des Nations.

La porteuse du sac numéro 5 à la place des Nations. Image: PHILIPPE CLERC

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Philippe Clerc porte depuis toujours un regard bienveillant et curieux sur le monde qui l’entoure. Il porte toujours aussi, glissé au fond de sa poche, un appareil photo prêt à entrer en action.

C’est lors d’un voyage à Panama que ce Genevois, actif dans le domaine de la culture, aura la révélation d’une nouvelle série d’images. Il va photographier tous les gens croisés en chemin dont les vêtements, ou les accessoires, arborent des numéros. Et ils sont innombrables, avec ces tenues estivales! À Panama, lors des trois jours de fête nationale, il engrangera ainsi cent photos de personnes prises selon une suite numérique, de 0 à 100.

Le virus est pris. Lors de vacances dans le sud de l’Espagne, Philippe Clerc récidive, en quinze jours. Mais sa série sur Genève va lui prendre beaucoup plus de temps. C’est que l’homme travaille, lorsqu’il est au bout du lac. Et que les jours où les Genevois sortent en T’shirts dans l’espace public ne sont pas si fréquents. Il fera donc ses déambulations photographiques sur trois étés (2015, 2016, 2017). Et parviendra ainsi à constituer cet ensemble étonnant «Les Genevois, quels numéros!» Une exposition d’images en grand format à découvrir par tous les temps au parc des Bastions.

En se lançant dans l’aventure, son auteur savait qu’il allait devoir parfois jouer avec les contraintes fixées par lui-même. «Quand un numéro manque à l’appel, je dois trouver l’idée ou le clin d’œil pour le faire apparaître.»

Le spectateur est ainsi amené à regarder certaines images plutôt deux fois qu’une pour repérer à quel endroit se cache, ou sous quelle forme se trouve le numéro attendu. «Le visiteur peut aussi être pris au jeu et se demander où le cliché a été pris, ce qui lui permet de revisiter son territoire» poursuit Philippe Clerc.

Lors de ses instantanés de la vie urbaine, il a parfois demandé aux gens de poser, ou pas. Les photos ne seront ensuite ni retouchées, ni recadrées. «Toutes ces images montrent une population bigarrée et multiculturelle qui fait ma fierté» relève celui qui fut travailleur social. La série a séduit Rémy Pagani, qui la propose à la vue de tous dans le cadre des Bastions.

«Les Genevois, quels numéros!»
Parc des Bastions, jusqu’au 22 avril

Créé: 21.03.2018, 19h34

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