En Inde, avec les images de David Olifson

DécryptageLa photo que nous reproduisons a été prise en novembre 2017 sur une route de la région de Dhar, dans l’État du Madhya Pradesh.

Image: David Olifson

Signaler une erreur

Vous voulez communiquer un renseignement ou vous avez repéré une erreur?

David Olifson expose ses dernières photos d’Inde à la galerie Humanit’Art jusqu’au 1er décembre. Celle que nous reproduisons a été prise en novembre 2017 sur une route de la région de Dhar, dans l’État du Madhya Pradesh. Elle représente un berger nomade du Rajasthan qui vient vendre ses moutons dans cette contrée. David Olifson se souvient parfaitement de cet arrêt forcé par la traversée du troupeau, qui lui a permis de saisir l’image de cet homme barrant la route, sous un soleil bas de fin de journée.

«C’est assez fréquent de se trouver dans cette situation, parfois il y a même des chameaux qui traversent», se souvient le photographe. «Dans la région où j’ai pris cette photo, il n’y a pas beaucoup de touristes. Ce n’est pas le Rajasthan. Quand je voyage, je ne veux pas de guide qui me ferait perdre du temps avec trop de commentaires. Je me déplace avec un bon chauffeur qui me sert d’interprète et qui me sort des sentiers battus», précise-t-il.

Le chasseur d’images n’a pas hésité une seconde à descendre de son véhicule pour photographier le vieux berger. «Les automobilistes attendent sagement, ils en ont l’habitude. J’ai fait deux images, une ratée et celle-ci! Une autre fois, le chauffeur s’est arrêté au bord d’une route où se trouvait un grand campement. C’était le mariage de plusieurs couples à la fois, réunissant 2000 personnes sous des tentes. Nous étions tout de suite les hôtes d’honneur. Comme d’ailleurs dans tous les autres mariages que j’ai photographiés pendant ce voyage de trois semaines.» De superbes images de noces indiennes hautes en couleur font partie de l’exposition de David Olifson.

«Départ pour Delhi»
Exposition de photographies de David Olifson, jusqu’au 1er décembre à Humanit’Art, 14, rue du Diorama. L’artiste sera présent samedi 10 novembre de 14 h à 18 h 30. humanitart.ch

(TDG)

Créé: 09.11.2018, 08h32






Le troupeau est indissociable du berger. Les compagnons de ce dernier font traverser les bêtes pendant que le vieillard reste en faction face aux automobilistes. Toute sa fortune est sur cette route poussiéreuse. Il espère la réaliser dans la ville de Dahr.






Le vieux berger borgne en impose par sa stature et son volumineux turban rouge, dans lequel on imagine qu’il pourrait s’envelopper pour dormir, une fois déplié. La présence du soleil, posé comme une lanterne au bout de son bâton, a attiré l’œil exercé du photographe.






Cet homme aux habits usés et salis par le voyage porte de fort belles bagues. Le contraste entre ses bijoux et sa modeste condition de berger nomade contribue à l’intérêt de l’image.






Autre contraste, celui de cette paire de mocassins citadins avec le vêtement traditionnel indien. La solidité des chaussures est de première importance pour un marcheur comme ce berger. Les siennes tiendront-elles longtemps?

Publier un nouveau commentaire

Nous vous invitons ici à donner votre point de vue, vos informations, vos arguments. Nous vous prions d’utiliser votre nom complet, la discussion est plus authentique ainsi. Vous pouvez vous connecter via Facebook ou créer un compte utilisateur, selon votre choix. Les fausses identités seront bannies. Nous refusons les messages haineux, diffamatoires, racistes ou xénophobes, les menaces, incitations à la violence ou autres injures. Merci de garder un ton respectueux et de penser que de nombreuses personnes vous lisent.
La rédaction

Caractères restants:

J'ai lu et j'accepte la Charte des commentaires.

No connection to facebook possible. Please try again. There was a problem while transmitting your comment. Please try again.

Caricatures

L'accord sur le Brexit divise le gouvernement britannique
Plus...