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Les Créatives tentent le côté punk du féminisme

Le vent en poupe, la manifestation explose son affiche. Nombreux concerts et tables rondes à suivre du 12 au 25 novembre.

Source d’inspiration pour Les Créatives, l’auteure Virginie Despentes participera à la 15e édition en novembre.
Source d’inspiration pour Les Créatives, l’auteure Virginie Despentes participera à la 15e édition en novembre.
J.-F Paga/Grasset

«Notre objectif reste le même: nous voulons changer le monde!» Elles ont le vent en poupe, Les Créatives. Elles n’ont pas peur des mots, ses deux directrices, également programmatrices. «Féminin et féministe», l’événement s’annonce comme le rendez-vous phare de l’automne genevois. Du 12 au 25 novembre, pas de doute, on ne parlera que de cela, d’une 15e édition forte en gueule, telle que l’on voulue Anne-Claire Adet et Dominique Rovini.

Trois axes déterminent la programmation: d’une part, la présentation de femmes artistes, parmi elles un nombre conséquent de musiciennes. D’autre part, la tenue de tables rondes pour débattre de sujets d’actualité, bien dotées en intervenantes de tout poil. Ainsi de Virginie Despentes, qu’Anne-Claire Adet et Dominique Rovini qualifient d’inspiratrice majeure. Un «rôle modèle», très punk dans son style, comme le sont également les activistes du collectif new-yorkais Guerrilla Girls et leurs affiches de femmes à tête de gorille – exposées en divers lieux du festival. Ou encore la rappeuse anglaise Kate Tempest, en vedette à l’Alhambra le 25 novembre.

Cri de colère loin à la ronde

L’esprit punk, c’est également ce que réclame cette «colère», dont Les Créatives veulent faire entendre le cri loin à la ronde. Enfin, troisième axe, il y a l’«action»: «On ne vend pas de t-shirt avec des slogans», ironisent les codirectrices. Qui précisent: «Nous travaillons en lien étroit avec l’agenda politique, de sorte que les élu.e.s restent à proximité, prêt.e.s à réagir. Les Créatives, c’est du concret»

Les Créatives, ajouterons-nous, c’est ambitieux, aussi bien dans les enjeux de sociétés, que par les nombreuses collaborations, le vaste réseau que tissent les organisatrices, embarquant ici le Théâtre Saint-Gervais pour une pièce sur Olympe de Gouges («Polympes», du 12 au 16 nov.), furetant jusqu’à la salle des fêtes de Thônex, où s’active le ténor romand des concerts Opus One, pour accrocher à leur agenda cette prestation de Vanessa Paradis (22 nov.).

En 2017, il y eut le #Me Too mondialisé: Les Créatives s’en sont fait un écho puissant sur la scène locale. Deux ans sont passés, qui ont vu la manifestation genevoise, née à Onex, prendre ses nouvelles marques au centre-ville. L’émancipation a porté ses fruits. En 2019? Deux thèmes viennent à leur tour nourrir la programmation: les violences faites aux femmes, et la grève des femmes du 14 juin dernier.

Aux violences, Les Créatives répondent par une commande faite à Perrine Le Querrec et Antea Tomicic: c’est au sous-sol de la Maison internationale des associations, vers l’ancien quai de chargement de «La Suisse», aujourd’hui désaffecté, que sera joué «Le prénom a été modifié», d’après les témoignages d’une victime de «tournante» (du 19 au 24 nov.).

Quant à la grève du 14 juin, elle fera l’objet d’une expo à Saint-Gervais, où sera exposée notamment une vulve géante.

Les Créatives du 12 au 25 nov., divers lieux. Infos: lescreativers.ch

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