Contrôles accrus aux Ports Francs de Genève

ArchéologieChaque pièce antique est désormais passée au crible par la société KPMG avant d’être entreposée en régime dépôt franc sous douane.

Image: Pierre Abensur

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Une patte blanche ne suffit plus, il faut qu’elle soit immaculée. Chaque client, chaque transitaire qui veut entreposer une pièce archéologique aux Ports Francs doit désormais soumettre l’objet à des contrôles accrus. «Nous avons mis en place le 19 septembre une mesure annoncée en juin. Aucun objet archéologique n’entre chez nous s’il n’a pas été expertisé par une société neutre, KPMG, à laquelle nous avons confié ce mandat», annonce Alain Decrausaz, directeur des Ports Francs et Entrepôts de Genève SA.

Le but de cette disposition est de se prémunir contre le stockage de pièces de provenance douteuse, de décourager le commerce illicite et, à terme, de faire cesser les excavations clandestines dans des pays en guerre, comme la Syrie. Le périmètre des contrôles concerne les objets tirés de fouilles archéologiques, qu’elles soient terrestres ou sous-marines.

Trois cas de figures

Alain Decrausaz détaille les étapes de la nouvelle procédure: «Toute personne qui souhaite faire entrer chez nous un objet archéologique doit nous l’annoncer au préalable. Le dossier est transmis à KPMG, qui l’examine.»

Concrètement, trois cas de figure se présentent. Si la pièce antique provient d’un musée ou d’une maison de vente aux enchères, l’expertise se fait sur dossier et en général, l’objet est accepté. Plus complexe, le cas de l’antiquité achetée par exemple à un autre collectionneur. «Nous passons au degré 2 de vérification, commente le directeur, avec analyse plus fine du dossier et examen de la pièce par KPMG à son arrivée à Genève. Le client est bien sûr prévenu de cette procédure.» Au niveau 3, l’antiquité requiert l’examen poussé d’un expert, spécialiste de cette époque, de cette civilisation, de cette région du monde.

Coût assumé par les Ports Francs

Le coût de l’opération est assumé entièrement par les Ports Francs. En deux semaines, entre six et huit objets ont été passés au crible. Leur nombre devrait aller en diminuant. Alain Decrausaz: «Nous tenons pour l’instant à tout vérifier. Petit à petit, nous identifierons plus rapidement les pièces qui sortent du périmètre à examiner. Nous ferons un point de la situation dans trois mois, et un bilan des coûts.»

Créé: 04.10.2016, 19h29

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