La Compagnie Zanco explore l’invisible

SpectacleArtistes et spectateurs investissent ensemble un chantier à deux pas de la gare Cornavin. Un voyage théâtral hors du commun.

Le nouveau spectacle de la compagnie Zanco se présente comme une variation de «Chantier_Racine#1».

Le nouveau spectacle de la compagnie Zanco se présente comme une variation de «Chantier_Racine#1». Image: juan carlos hernandez

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D’abord il faut patienter. Attendre que le jour tombe. Au moment où l’activité diurne s’interrompt, apparaissent alors entre chien et loup une danseuse et un comédien. Ces deux-là se présentent implicitement comme des explorateurs de l’invisible. Avec eux, le public va prendre part à un spectacle peu banal à deux pas de la gare Cornavin.

L’étonnant périple débute rue de Lausanne, à l’extérieur d’un chantier, pour se poursuivre, par étapes et à pieds, à l’intérieur d’un bâtiment en construction. Des fantômes surgissent, ceux de l’écrivain Jorge Luis Borges et de son héritière universelle, Maria Kodama, mais aussi des diables cornus. Place au rêve, initié par la compagnie itinérante genevoise Zanco dans son nouvel opus, Chantier_Racine#2.

La scène? Un immeuble en construction bien réel, siège d’un monde imaginaire où quelques monstres réveillés sous les coups de boutoir des pelleteuses émergeraient de la poussière. «Nous voulons que prennent forme les spectres éphémères d’une vie enfouie, d’un quartier disparu, et qu’ils rencontrent les rêves flottants d’un quartier en devenir», note le metteur en scène et comédien Yuval Dishon, un des fondateurs de la compagnie Zanco.

Conçu comme un coup de projecteur sur un espace urbain en mutation, le spectacle a lieu à tous les étages: au sol, sur les échafaudages et même dans les escaliers. A leur arrivée, les spectateurs peuvent voir une partie du terrain. Mais dès que le spectacle commence, ils sont amenés à perdre leurs marques au fil d’événements théâtraux inattendus.

Récidiviste de ce genre de prestation délicieusement azimutée, la compagnie Zanco apprécie les espaces scéniques insolites. Dans Rêves du faubourg, en 2007, le spectacle se déroulait dans une cour intérieure d’immeuble. Trois ans plus tard, A travers le miroir métamorphosait le quartier de la Fontenette à Carouge en scène géante.

En novembre dernier enfin, avec Chantier_Racine#1, le chantier de renaturation de l’Aire, à Confignon, servait de cadre à une formidable déambulation onirique et poétique. Aux sons du compositeur electro POL, Chantier_Racine#2 entend à nouveau transformer la géographie urbaine en territoire de fiction. Un voyage théâtral hors du commun.

«Chantier_Racine#2», les 19-20 et 26-27 septembre à 19 h 30, rue de Lausanne, 27. Spectacle itinérant, durée 1 heure. Réservation conseillée: 022 340 57 37 ou par mail: zanco@zanco.ch (TDG)

Créé: 16.09.2015, 14h47

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