Le clown Dimitri en star du Grand Théâtre

ScèneL’artiste est à l’affiche de «La Chauve-Souris», opérette présentée à Genève dès ce vendredi.

Le clown Dimitri photographié jeudi dernier dans sa loge du Grand Théâtre.

Le clown Dimitri photographié jeudi dernier dans sa loge du Grand Théâtre. Image: Georges Cabrera/Tribune de Genève

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Le traditionnel spectacle de fin d’année de la maison lyrique fait la part belle à un joyau de l’opérette viennoise. L’œuvre de Johann Strauss fils revient à Genève dans la mise en scène de Stephen Lawless. Une production admirée en 2008, reproposée en français et en compagnie de Dimitri, star de l’art clown et du mime. Nous l’avons rencontré.

Le public a l’habitude de vous croiser au théâtre ou, par le passé, sur les pistes de cirque. Est-ce que cette incursion dans le domaine lyrique est une première pour vous?

Non, pas tout à fait. Il y a longtemps, j’ai soigné la mise en scène de «La Finta giardiniera» de Mozart au Théâtre de Brême, qui était à l’époque dirigé par l’actuel chef du Grand Théâtre, Tobias Richter. C’était il y a une vingtaine d’années et j’ai établi là mon premier contact avec l’opéra. Plus tard, je me suis mesuré aussi avec une opérette Offenbach.

Sur scène, vous serez Frosch, un personnage comique et constamment altéré par l’alcool. C’est un rôle parlé qui, hormis les quelques indications présentes dans le livret, permet une grande liberté d’interprétation. Comment comptez-vous l’incarner?

J’ai crée un petit numéro dont les traits comique sont rattaché à l’art clown. J’ai voulu faire quelque chose de différent par rapport à ce que j’ai pu observer dans les productions connues. Disons que de tous les Frosch que j’ai vu, il y en a un en particulier qui m’a beaucoup frappé et inspiré. A un point d’ailleurs, que je me suis dit que jamais je n’atteindrai sa qualité : ce Frosh était incarné par Helmut Looner, un acteur allemand vraiment impressionnant. Mon idée à moi est simple : je vais entrer sur la scène du Grand Théâtre avec ma distillerie et mon alambic pour faire de l’absinthe. C’est une idée un peu subversive, dans un contexte où on ne boit que du champagne. Je montre par là l’individualité libre et indépendante d’un clown, qui refuse de se soumettre aux règles et aux lois.

Lire l’intégralité de l’interview dans nos éditions papier, électronique et iPad du mercredi 11 décembre.

Créé: 10.12.2013, 10h46

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