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Claude Ratzé, promu avec mention

À l’instar de la Comédie et de plusieurs théâtres genevois pourvus récemment d’une nouvelle tête, La Bâtie faisait cette année couronne neuve. Si son souverain désigné était déjà bien connu des cultureux en tant que pâtre de l’ADC, on pouvait craindre en catimini que Claude Ratzé se révélât moins expert en théâtre ou en musique que dans son domaine de prédilection, la danse contemporaine. Quoiqu’on l’ait vu officier depuis les hautes sphères d’Antigel, on pouvait également le supposer trop bonhomme pour imposer la ligne artistique d’un festival exigeant.

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Un coup d’œil sur son catalogue, voici deux semaines, rassurait le boulimique de spectacles soucieux de capitonner sa rentrée. À peine quelques jours plus tard, il constatait également avec soulagement que la logistique était à la hauteur de l’offre. Persistait éventuellement l’inquiétude d’un programme composé en trop étroite concertation avec les partenaires pour avantager l’excellence au détriment du compromis. Depuis mardi dernier – et jusqu’au 30 septembre – suffit à la dissiper le «Julie’s Party» lancé boulevard des Philosophes.

Rampait encore ce doute: les productions d’ici ou d’ailleurs qui obtenaient les faveurs de l’affiche allaient-elles traiter leurs thématiques à la sauce lénifiante du politiquement correct? L’altérité, l’inclusion, l’écologie mises en avant dans les descriptifs pouvaient le présager. Or, l’amateur de débats se réjouirait de découvrir à l’usage que, même dans les cas où le discours primait un peu trop facilement sur l’esthétique, la controverse était au rendez-vous. Mieux, elle enflait à mesure que la quinzaine avançait, portée par la cohérence de ses échos. Interrogé sur le sujet, le jeune patron (comme on le dit d’un récent papa à tout âge) ne se laisse pas démonter: «Je n’ai pas peur du consensus. Il n’existe pas», soutient-il. Avec cet énoncé jésuite, on est d’accord, ou on ne l’est pas. En l’occurrence, le contredire revient à lui donner raison!

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