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«Portrait de la jeune fille en feu», passion interdite

Céline Sciamma signe sa première fiction historique pour narrer une passion amoureuse au féminin.

Noémie Merlant (à gauche) et Adèle Haenel.
Noémie Merlant (à gauche) et Adèle Haenel.
DR

Au XVIIIe siècle, on réalisait des portraits de mariage dans certaines familles. Marianne doit ainsi peindre Héloïse, qui vient de quitter le couvent. Mais cette dernière est réticente, refuse de poser, rejetant l’idée du mariage comme son destin de future épouse et mère.

C’est qu’en réalité la passion guette et qu’elle ne le sait pas encore. C’est bien cela que filme Céline Sciamma dans son «Portrait de la jeune fille en feu», attirance incandescente entre deux femmes de mondes différents, amour brûlant qui ne peut se vivre que retranché derrière le paravent des convenances.

Les obstacles qui se placent entre Marianne et Héloïse – prénoms romanesques sans équivoque possible, renvoyant à Musset, Marivaux ou Rousseau au choix – obligent Céline Sciamma à respecter un filmage en retenue, à se retrancher derrière une forme irréprochable qui est d’abord celle de la reconstitution.

La rigueur devient style, sans jamais perdre de vue que couve une passion amoureuse interdite qui ne demande qu’à exploser. D’où une lente maturation des sentiments dans ce «Portrait» au classicisme obligatoire, grand favori d’une compétition cannoise qui valut au final à Céline Sciamma un Prix du scénario un peu curieux à comprendre.

On serait injuste de ne pas citer le duo d’actrices incarnant cette passion, Adèle Haenel, comédienne fétiche de la réalisatrice, et Noémie Merlant. Le film leur doit énormément.

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