Une nouvelle vague de cinéastes critique Godard

TendancesIls n’ont pas encore vu le biopic «Le redoutable», qui sort mercredi. Quatre jeunes réalisateurs romands témoignent de l’influence du maître de Rolle.

Pour les jeunes réalisateurs, la technique actuelle permet de faire des films avec peu de moyens. Godard l’avait compris, inventant un cinéma libre.

Pour les jeunes réalisateurs, la technique actuelle permet de faire des films avec peu de moyens. Godard l’avait compris, inventant un cinéma libre. Image: Getty Images

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Il y aurait donc deux Jean-Luc Godard. Le Godard figure du grand artiste, héraut de la Nouvelle Vague, auteur de films à succès comme Le mépris ou Pierrot le fou; puis l’artiste militant et expérimental qui s’éloigne des méthodes de production classiques. Dans Le redoutable, Michel Hazanavicius revient sur le moment de bascule entre ces deux personnages, qu’il relie à l’échec commercial du film La Chinoise (1967).

A l’instar de cette lecture en double du cinéaste franco-suisse, la relève du cinéma s’enthousiasme pour des aspects divers de celui qui, dès les années 1950, a fait éclater les codes du cinéma de son époque. Pour le cinéaste genevois expatrié à New York Samuel Grandchamp, 27 ans, «le mouvement de la Nouvelle Vague a ouvert la porte à un style jusqu’alors inconnu. Godard a inventé une nouvelle façon de raconter des histoires, de nouvelles techniques, comme le «jump cut» ou comme ces très longs plans qui ne disent parfois rien, très expérimentaux.»

A 21 ans, Iris Petit connaît bien Godard. «En cours, on comptait le nombre de fois par jour où on nous parlait de lui!» s’amuse cette diplômée de la Haute Ecole d’art et de design (HEAD), section Cinéma du Réel. Cofondatrice du collectif artistique Tram12 à Genève, elle cherche à faire émerger un cinéma alternatif: «Nous n’avons pas la prétention d’innover, de réformer les codes, mais ce qu’on a de commun avec la Nouvelle Vague, c’est l’idée d’être ensemble, de s’entraider pour créer.»

Pour sa collègue Julie Bellard, 28 ans, l’essor du numérique et son accessibilité font perdurer l’esprit de la Nouvelle Vague: «On peut maintenant produire des films avec pas grand-chose. La technique fait souffler un vent de liberté.» Lucien Monot, ancien de la HEAD âgé de 23 ans, la rejoint: «Godard a inventé une façon de faire un cinéma avec moins de moyens, mais plus libre.» Quand on les interroge sur leur film préféré du grand homme, les jeunes cinéastes répondent à l’unisson A bout de souffle. «Il a amené le public vers un cinéma moins classique», commente Iris Petit.

Quant à la sortie du Redoutable, elle divise. Si Samuel Grandchamp s’en réjouit, Lucien Monot se dit «curieux, même s’il est dangereux de réaliser un film de facture plutôt classique sur un auteur qui ne l’est pas». (TDG)

Créé: 11.09.2017, 22h41

L’objet

BuJo



Diminutif de Bullet Journal, ce dernier est un cahier – vierge au départ – qui sert à la fois d’agenda, de support à «to do list» et de journal intime. Personnalisable à souhait. Certains utilisateurs en font une véritable œuvre d’art pour avoir envie de consulter l’objet… et ainsi ne plus rien oublier. A l’origine du concept, Ryder Carroll, un graphiste new-yorkais, déposait la marque en 2013. Depuis, les adeptes de cette méthode d’organisation, ravis d’un retour du papier-crayon, se sont multipliés.

Les bons plans



Edouard Lebedinsky, 28 ans, a ouvert en juin dernier le bar à pétanque Le Marcel avec deux amis d’enfance. Les trois hommes ont voulu recréer dans une arcade de la rue Dancet, à Plainpalais, l’ambiance de leurs vacances en Corse: jeux de boules, pastis et croque-monsieur. Ce week-end, l’amateur de dolce vita pense se rendre au festival La Bâtie, sans viser d’événement précis. «C’est l’occasion de tomber sur de bonnes surprises et de découvrir des lieux que je n’ai pas l’habitude de fréquenter.» Samedi soir, le plan est fixé: il se rendra à la soirée all style du Chat Noir de Carouge, un lieu qu’il apprécie pour «la déco jazz et une ambiance intimiste qui contraste avec les grandes boîtes de nuit». A quelques pas de son bar aux parfums du sud de la France, The Hamburger Foundation sert du bœuf provenant principalement de fermes familiales genevoises et vaudoises. Le jeune homme a l’habitude d’y déguster le bacon cheese burger, pour la qualité de sa viande «bien cuite, tendre et pas trop sèche». Et pour boire un verre en cette fin d’été, Edouard Lebedinsky affectionne particulièrement le Tropical Corner, école de windsurf et de stand up paddle à côté de Genève-Plage. Un cadre idéal, selon lui, pour profiter d’une bière au soleil ou du rosé de la maison.

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