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«Ce qui nous lie», un Klapisch familial

Deux frères et une sœur se retrouvent après la mort de leur père.

François Civil et Pio Marmaï, deux frères qui se ressemblent… ou pas.
François Civil et Pio Marmaï, deux frères qui se ressemblent… ou pas.
DR

Du film choral, dans lequel il excellait, Cédric Klapisch passe aujourd’hui au portrait de groupe avec légèrement moins de réussite. Ce qui unit les différents personnages de Ce qui nous lie, c’est le sang. Deux frères et une sœur que le décès du père va réunir sans pour autant les souder. Mais les petits conflits qui cimentent leur quotidien passent rapidement au second plan d’une intrigue misant au fond sur le terroir et sur une forme de cinéma rural, ici le milieu viticole, que d’autres cinéastes parviennent pourtant à incarner avec davantage de crédibilité.

Le point fort du film, comme du reste de tous ceux qu’a signés Klapisch, c’est son casting. Pio Marmaï, Ana Girardot et François Civil forment une fratrie cohérente malgré des physiques dissemblables. Entre ces trois caractères, le courant passe suffisamment pour que jamais ne soit remise en question la vraisemblance de leur cellule. Le scénario manque pourtant d’un certain volontarisme pour décoller. Plusieurs retournements prévisibles, des situations attendues, contrebalancent de jolis moments et un certain dosage dans l’émotion qui semble être une constante de son œuvre. Ce qui nous lierappelle aussi que Klapisch pratique un cinéma au premier degré, chiche en prétentions auteuristes. Pour cette raison, ses films se retrouvent rarement dans des festivals mais séduisent plusieurs générations. Un travail soigné et louable.

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