L’histoire du cinéma de montagne se relit aux Diablerets

ÉcranLe Festival du film alpin met en lumière l’évolution des tournages en altitude.

Extrait du film «Cervin 1901», qui relate l’ascension d’un Américain à Zermatt. L’original a été détruit dans un naufrage.

Extrait du film «Cervin 1901», qui relate l’ascension d’un Américain à Zermatt. L’original a été détruit dans un naufrage.

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Dans sa large sélection de documentaires présentés jusqu’à samedi, le Festival international du film alpin des Diablerets (Fifad) se penche mardi 13 août sur les débuts du cinéma de montagne avec une sélection de quatre longs-métrages témoignant de l’évolution des moyens de tournage pendant un siècle. En ouverture, «Cervin 1901» est un document historique particulier puisque la pellicule originale relayant l’histoire de l’ascension d’un riche Américain en vacances à Zermatt fut détruite lors d’un naufrage en Atlantique. «La version projetée est une copie retrouvée dans une cave dans les années 50. Enfin, ce qu’il en reste, car une grande partie a été abîmée, explique Pierre-Antoine Hiroz, réalisateur et membre du jury du Fifad. Pour un film de 1901, on y observe déjà un cadrage professionnel. Le sentiment de hauteur, parfois difficile à rendre compte, est présent.»

Le film de Nicolas Philibert «Y a pas de malaise» (1985), composé d’images d’escalade de Christophe Profit, précurseur du solo intégral, illustre comment on arrivait déjà à apporter la caméra littéralement dans la paroi. «Philibert avait à l’origine constitué une banque d’images qui montrait ses équipes en action. Quand le documentaire a été monté, ils y ont ajouté un commentaire au ton décalé, mélangeant à la fois humour et vues spectaculaires.» L’arrivée des hélicoptères en montagne a permis le déploiement de beaucoup plus de moyens dans les tournages en altitude. «L’évolution principale dans la manière de filmer est liée au matériel, poursuit le réalisateur. Dès les années 2000, les petites caméras ont fait leur apparition, suivies de modèles embarqués dont la qualité n’a cessé de s’améliorer. Ces nouveaux outils ont apporté plus de liberté et la possibilité de capturer directement le point de vue de l’alpiniste ou du grimpeur.»

Les Diablerets, salle des Congrès
Ma 13 août (dès 14 h).
Jusqu’au sa 17 août. www.fifad.ch

Créé: 12.08.2019, 22h25

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