Passer au contenu principal

Deux séries romandes à la conquête du marché

Le GIFF dévoile les premiers épisodes de «Helvetica» et «Quartier des banques 2».

«Helvetica» (Rita Productions), réalisée par Romain Graf. Un thriller d’espionnage haletant à découvrir dès ce soir sur RTS 1.
«Helvetica» (Rita Productions), réalisée par Romain Graf. Un thriller d’espionnage haletant à découvrir dès ce soir sur RTS 1.
DR

Dans la jungle des séries et parmi le nombre de chaînes de streaming qui en proposent, la RTS se doit de sortir elle aussi ses cartouches. Ce n’est donc pas tout à fait un hasard si ses deux séries phares de l’automne, «Helvetica» et «Quartier des banques 2», ont été ou seront présentées au GIFF ces jours. Récemment primée au Festival de la fiction de La Rochelle, «Helvetica», dont le premier épisode a été dévoilé samedi au GIFF, débute ce soir en prime time sur RTS 1. Quant à «Quartier des Banques 2», elle sera diffusée dès le 20 février 2020, mais les plus impatients pourront découvrir le premier épisode vendredi à 18 h 30 au Théâtre Pitoëff.

«Notre objectif, à la RTS, c’est d’avoir deux ou trois séries de ce calibre chaque année, raconte Patrick Suhner, producteur éditorial à l’unité Fiction. Nous organisons pour cela des séances de «pitching», durant lesquelles nous sélectionnons les concepts les plus intéressants. Nous en avons en ce moment une quinzaine en développement. Jusqu’alors, la RTS ne présentait qu’une série par an, lorsque tout allait bien. Nous avons un rôle à jouer au niveau du développement. Sinon, le projet est entre les mains du producteur indépendant.» À savoir Rita Productions pour «Helvetica» et Point Prod pour «Quartier des Banques 2». Deux sociétés genevoises qui n’en sont pas à leur coup d’essai.

Thriller au rendez-vous

Bien que très différentes l’une de l’autre, les deux séries sont comparables. On y reconnaît la Suisse romande dans les deux cas, un mélange de comédiens d’ici et d’autres plus internationaux compose le casting, et le genre, le thriller, y est au rendez-vous, avec un sens de l’efficacité qui sait tenir en haleine. Chaque épisode – nous avons visionné le premier de chaque saison – se termine même sur un redoutable «cliffhanger». Il y a dans «Helvetica», avec ses allers-retours entre le polar d’espionnage international et des scènes plus intimistes, un traitement qui n’est pas sans rappeler celui de «24 heures chrono».

«Ce que j’espère, c’est que cette série plaira au public, avoue Max Karli, de Rita Productions. En tout cas, c’est une série comme j’aime en voir. En même temps, elle est difficile à raconter, car assez morcelée au niveau de l’intrigue. Quand Romain Graf, son réalisateur, est venu nous voir, il n’avait que trois pages en main. Qui ont suffi à nous plaire. Nous avons suivi le processus d’écriture durant deux ans. Mais les auteurs restaient totalement libres. En fait nous avons procédé exactement comme pour «Ma vie de Courgette». Avec d’autres difficultés. Dont celle, de taille, de faire rentrer les budgets habituels de la RTS dans une série aussi ambitieuse. Son rythme est hypersoutenu, ça bouge et ça explose constamment, il y avait presque autant de lieux différents que de jours de tournage.»

Aujourd’hui, Rita Productions attend les résultats des audiences de la RTS jeudi. «On espère fortement produire une saison 2. En tout cas, nous y travaillons et devons même en reparler à la RTS fin novembre.» Au vu de l’efficacité du premier épisode, cela devrait sans doute se faire.

Retour d’acteurs connus

Avec «Quartier des Banques 2 (Breaking District)», le spectateur est en revanche en terrain connu, puisqu’il retrouve la plupart des personnages de la première saison. Brigitte Fossey ou Féodor Atkine côté français, Vincent Kucholl ou Lauriane Gilliéron pour ce qui est des vedettes romandes, le casting est toujours aussi chamarré et plaisant. «Notre souhait, c’est de répondre aux attentes du public, témoigne à son tour Jean-Marc Fröhle, producteur et cocréateur de la série (coécrite par Stéphane Mitchell). C’est Fulvio Bernasconi, le réalisateur, qui a le «final cut». Alors que la première saison mêlait le drame familial à l’intrigue policière, la deuxième est davantage profilée thriller. Tout en conservant son ADN d’origine, à savoir son ancrage local. Il s’agit aussi, à travers la peinture d’un milieu plutôt élitiste, celui de la haute finance, de rester dans une série populaire. Il faut en somme rendre le froid chaud, ce qui n’est pas forcément évident.»

On ne saura qu’en février si le public adhère ou non. Mais dans tous les cas de figure, il devrait y avoir une saison 3. «Je sors à l’instant de la «writer’s room», complète Jean-Marc Fröhle. Donc on a bon espoir d’y arriver. Et nous avons toujours vu cela comme une trilogie. Autre chose, cette deuxième saison sera diffusée en même temps dans les trois régions linguistiques.» Un pari qu’on espère nous aussi gagnant.

«Helvetica» sur RTS 1 jeudi 7 à 21 h 10. «Quartier des Banques 2» dès le 20 février 2020 et vendredi 8 à 18 h 30 au Théâtre Pitoëff, en présence de l’équipe.

Cet article a été automatiquement importé de notre ancien système de gestion de contenu vers notre nouveau site web. Il est possible qu'il comporte quelques erreurs de mise en page. Veuillez-nous signaler toute erreur à community-feedback@tamedia.ch. Nous vous remercions de votre compréhension et votre collaboration.