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«Ne croyez surtout pas que je hurle», un journal intime au cœur du cinéma

Ce film est un «exutoire sans frustration et regard global sur le cinéma et son histoire» aux yeux de notre critique Pascal Gavillet.

Un film fait de centaines d’extraits de films.
Un film fait de centaines d’extraits de films.
DR

C’est l’un des projets les plus fous de la saison 2018-2019. Suite à une rupture avec son copain, Frank Beauvais, en lieu et place de dépression, choisit de s’enfermer dans l’appartement du petit village d’Alsace où il avait emménagé. Et d’y visionner des films. Des kilomètres de films. Quatre ou cinq par jour. Peut-être davantage. Cette boulimie devient la matrice de l’œuvre. Frank y déverse sa logorrhée, son journal intime, inépuisable suite de phrases qu’on voudrait retenir et qui résonnent avec ce torrent d’extraits qui deviennent le cœur du métrage. La démarche est totale. «Ne croyez surtout pas que je hurle», film exutoire sans frustration, œuvre somme a priori sans fin, regard global sur le cinéma et son histoire, parcourt à la fois l’histoire d’un art et le plus intime des discours à la première personne, ce «je» qui ici nous envahit, nous dépasse, nous sidère.

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