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Le courage des femmes à l’honneur

La nouvelle édition du FIFDH met en avant de très beaux personnages féminins. Parmi eux, l’avocate israélienne Léa Tsemel.

l'avocate Léa Tsemel, sous la céaméra de Rachel Leah Jones et Philippe Bellaiche.
l'avocate Léa Tsemel, sous la céaméra de Rachel Leah Jones et Philippe Bellaiche.
DR

Le 17e Festival du film et forum international sur les droits humains (FIFDH) a démarré en force ce week-end avec des salles bondées à chaque représentation. Un succès qui fait aussi son lot de déçus ... des spectateurs ne pouvant assister à certains films. Ce fut le cas samedi en fin d’après-midi pour la projection, en première suisse, de «Léa Tsemel, avocate».

Il n’y avait malheureusement pas suffisamment de sièges pour contenter tout le monde à la salle Simon au Grütli. Dommage tant cet hymne au courage et à la détermination fascine. Mais patience, le film sortira dans les salles suisses prochainement...

Menaces et pressions

Alors que le conflit palestino-israélien n’en finit pas, l’avocate israélienne Léa Tsemel défend depuis un demi-siècle la cause des Palestiniens et Palestiniennes sans distinction. Que ses clients soient féministes ou fondamentalistes, pacifistes ou combattants armés, elle les défend au nom de la justice et du droit à être défendu.

Pas surprenant dans ces conditions que cette figure engagée, courageuse, déterminée et très féminine à la fois essuie menaces et pressions. Mais elle les affronte sans jamais trembler, convaincue de la nécessité de son combat, malgré ses échecs. Car la belle Léa ne gagne jamais. Ou si peu. Elle se présente d’ailleurs elle-même à des journalistes comme “l’avocate qui perd”, en plein procès d’un môme de 13 ans.

Souffrances des enfants

Les enfants, ça lui parle à cette mère de famille, pourtant trop souvent prise par sa cause aux yeux de sa fille et de son fils. Des enfants qui n’en considèrent pas moins avec fierté que le monde à besoin de personnalités fortes et charismatique comme leur mère pour faire avancer de telles causes.

Cinquante ans après le début de ses engagements, Léa Tsemel pourrait évidemment en douter, vu son manque d’efficacité. "Mais c’est ma vie”, dit-elle sans la moindre hésitation. Ses “petits” ont souvent eu peur pour leur maman, son mari a été arrêté, mais le clan reste uni, voulant continuer à y croire.

Des histoires de famille pourchassée comme celle-ci avec des femmes fortes ne courent certes pas les rues. Mais elles ne sont pas si marginales. Le courage fou de Radhia Nasraoui ou Sihem Bensedrine en Tunisie, de Shirin Ebadi en Iran ou de la Kazhake Lira Baiseitova en atteste. Exemplaire.

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