Cannes: qui a conquis le jury de Cate Blanchett?

CinémaLe petit monde du cinéma a effectué sa dernière montée des marches, avant une cérémonie de clôture présentée par l'acteur français Edouard Baer.

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Qui de Kore-Eda, Nadine Labaki ou Spike Lee pour remporter la Palme d'or ? Au terme d'un Festival de Cannes très politique où les femmes mais aussi l'Asie ont joué les premiers rôles, l'heure est au verdict du jury présidé par Cate Blanchett.

Stars, cinéastes et équipes de films ont effectué samedi soir leur dernière montée des marches, avant une cérémonie de clôture présentée par l'acteur français Edouard Baer.

C'est sous un soleil radieux que les cinéastes Nadine Labaki («Capharnaüm»), Pawel Pawlikowski («Cold War»), Matteo Garrone («Dogman»), venu avec son acteur Marcello Fonte, et Spike Lee («BlacKkKlansman») ont foulé le tapis rouge, laissant présager une place au palmarès.

Avec une question dans l'air: est-ce qu'une des trois réalisatrices en lice pour la Palme, va être sacrée, vingt-cinq ans après la Néo-Zélandaise Jane Campion («La leçon de piano») ?

Cette année, les femmes ont été visibles comme rarement. Avec une image forte: cette montée des marches de 82 femmes du 7e Art pour «l'égalité salariale».

«Il y a plusieurs femmes en compétition (mais) elles y sont pour la qualité de leur travail. Nous les évaluerons en tant que cinéastes», a prévenu l'actrice australienne Cate Blanchett, qui est apparue samedi vêtue d'un ensemble noir, agrémenté d'un énorme noeud rouge vif.

Des enfants en vedette

Véritable reine de cette édition, l'actrice a gravi les marches avec son jury composé de la chanteuse burundaise Khadja Nin, des acteurs Chang Chen, Léa Seydoux et Kristen Stewart, et des réalisateurs Denis Villeneuve, Robert Guédiguian, Ava DuVernay et Andrei Zviaguintsev.

Tous se sont retrouvés samedi matin, à huis clos et sans portable, dans une villa proche de Cannes, pour se mettre d'accord sur les sept prix à remettre.

Avec «Capharnaüm», la Libanaise Nadine Labaki pourrait entrer dans l'histoire de Cannes, tout comme l'Italienne Alice Rohrwacher, réalisatrice d'«Heureux comme Lazzaro» et déjà lauréate du Grand prix en 2014 pour «Les Merveilles».

Emotion des derniers jours, «Capharnaüm», récompensé samedi du prix 2018 du jury oecuménique, suit les traces d'un gamin des bidonvilles à Beyrouth (interprété par Zain Al Rafeea, un jeune réfugié syrien) qui attaque ses parents pour lui avoir donné la vie.

Un sujet fort qui fait écho au film du Japonais Kore-Eda, un grand habitué de la Croisette. Il a bouleversé les festivaliers avec «Une affaire de famille», une histoire d'enfant maltraitée recueillie par une famille de marginaux.

L'Italie est également bien placée, avec «Dogman» de Matteo Garrone, sur un toiletteur pour chiens brillamment incarné par Marcello Fonte - l'un des favoris pour le prix d'interprétation - et «Heureux comme Lazzaro», la fable d'Alice Rohrwacher.

Gilliam en clôture

Très politique, cette 71e édition cannoise a accueilli le retour en compétition de Jean-Luc Godard et de Spike Lee, vingt-sept ans après «Jungle fever». «BlacKkKlansman», son pamphlet anti-raciste et anti-Trump, n'est pas passé inaperçu et a reçu une mention spéciale du jury oecuménique cannois.

Mais certains ont sévèrement critiqué l'absence cette année de stars hollywoodiennes, mis à part la projection sur la Croisette de «Solo», le nouvel épisode de la saga «Star Wars».

Le magazine Hollywood Reporter a jugé le Festival «sur le déclin», du fait notamment d'un manque de films américains.

Pour d'autres cependant, comme Vanity Fair, Cannes «s'est réaffirmé comme la première destination pour un cinéma international audacieux et provocateur», tandis que, souligne le site américain Vox, les femmes ont fait «le plus gros buzz en dehors des salles».

Si la compétition a été âprement discutée, les sections parallèles ont fourmillé de découvertes au premier rang desquelles, «Girl» du jeune Belge Lukas Dhont, qui a monté les marches samedi.

La Palme d'or était revenue l'an dernier au Suédois Ruben Östlund, pour «The Square». Les festivités se termineront par la projection de «L'homme qui tua Don Quichotte» de Terry Gilliam, longtemps considéré comme un film maudit, qui sortait également ce samedi en salles. Un ex-Monty Python qui, devant la presse, s'est dit «heureux». «Je n'ai rien prévu désormais, je n'ai plus qu'à attendre la mort...» (afp/nxp)

Créé: 19.05.2018, 19h33

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