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CinémaBoutheyna Bouslama primée à Soleure

La réalisatrice de nationalité tunisienne et ancienne étudiante de la Haute école d'arts appliqués de Genève a été recompensée pour son documentaire sur la recherche d'un ami de jeunesse.

Boutheyna Bouslama et le réalisateur zurichois Samir sont les deux grands vainqueurs des 55es Journées de Soleure.
Boutheyna Bouslama et le réalisateur zurichois Samir sont les deux grands vainqueurs des 55es Journées de Soleure.
Keystone

«A la recherche de l'homme à la caméra» et «Baghdad in my Shadow» sont les deux grands vainqueurs des 55es Journées de Soleure. Le premier film, réalisé par Boutheyna Bouslama, remporte le Prix de Soleure. Le second, une oeuvre de Samir, obtient le Prix du public.

Dans son film documentaire, la réalisatrice de nationalité tunisienne raconte une odyssée de trois ans à la recherche de son ami de jeunesse, un activiste média disparu dans la guerre en Syrie. Elle y rencontre des personnes qui connaissaient cette personnalité invisible. Il s'agit du premier documentaire de l'ancienne étudiante de la Haute école d'arts appliqués de Genève.

Boutheyna Bouslama a reçu, mercredi soir, le prix doté de 60'000 francs. La principale récompense du festival du film suisse honore chaque année une oeuvre s'illustrant par son humanisme.

Un visage pour les oubliés des guerres

Lors de la cérémonie de clôture des Journées de Soleure, le jury composé de la cinéaste Ursula Meier, de l'artiste Cemile Sahin et du diplomate Mirko Manzoni s'est dit «impressionné par la narration, la patte cinématographique et l'attitude engagée» de la réalisatrice face au vide laissé par la perte de son ami. Elle a ainsi donné «une visibilité aux disparus des guerres et des conflits oubliés».

Boutheyna Bouslama a dû quitter la Suisse à la fin de ses études, son permis de séjour d'étudiante étant arrivé à échéance. Elle vit depuis à Istanbul. «A la recherche de l'homme à la caméra» a été co-produit par la société genevoise Close Up Films.

Film de Samir en route pour les Quartz

Autre récompense, autre génération: le réalisateur zurichois Samir, âgé de 64 ans, a été distingué par le public du festival. Il reçoit 20'000 francs. Dans sa fiction «Baghdad in my Shadow», le cinéaste irako-suisse domicilié à Zurich raconte l'histoire d'une communauté irakienne en exil à Londres, dont la destinée prend soudain un tournant dramatique.

Le long-métrage de Samir a été tourné à la fois à Londres et à Bagdad. Il s'agit du premier film international tourné dans la capitale irakienne depuis le retrait des troupes américaines.

«Baghdad in my Shadow» est en outre nominé pour les Quartz du Prix du cinéma suisse, remis le 19 mai prochain, dans les catégories «meilleure fiction», «meilleur scénario» et «meilleur montage». Il est actuellement visible sur les grands écrans alémaniques et le sera en Suisse romande dès le 19 février.

Les amateurs de cinéma suisse ont d'ores et déjà rendez-vous pour les 56es Journées de Soleure. Elles se dérouleront du 20 au 27 janvier 2021.

ats

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