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Aux Césars, des polémiques et un record

La cérémonie des Césars est née en 1976. Le créateur des statuettes, le sculpteur César, les a conçues l’année précédente.

PATRICK KOVARIK, AFP

La première année, elles représentaient un petit bonhomme entouré d’une bobine de film. Mais l’idée, peu plébiscitée par le milieu du cinéma, a fait long feu. Dès 1977, les Césars deviennent ces sculptures qu’on connaît tous, compositions abstraites et dorées, pas toujours bien accueillies sur le plan esthétique.

Car contrairement aux Oscars, dont elles sont les équivalents français, ces statuettes ne représentent rien. Il s’agit de compressions métalliques de motifs mobiliers, objets reproduits à l’identique qui semblent lourds mais ne le sont pas tant que ça. Car ces pièces sont creuses, faites de bronze naturel poli, mais pas plaquées or, contrairement aux Oscars.

C’est généralement la mythologie qui les entoure qui fait surtout parler d’elles. La mythologie et, cette année, les polémiques. Appel au boycott à cause de Polanski, nommé 12 fois pour «J’accuse», manque de parité au sein des académiciens, cooptation à vie de certains membres, élitisme, entre-soi et injustice: le climat est tout sauf au calme et la cérémonie du 28 février promet même d’être sacrément houleuse. Ce ne serait pas exactement la première fois et l’événement offre même chaque année une tribune à tous ceux qui ne se sentent pas soutenus dans le système du cinéma français (les intermittents, par exemple).

Au fil des ans, les critiques émises envers l’aspect de la statuette – César est décédé en 1998 – se sont étiolées. Le nombre de trophées remis chaque année a augmenté. Ils n’étaient que treize à en recevoir un en 1976. Il y en a plus du double aujourd’hui, en incluant les Césars d’honneur. Souvent critiquée, la cérémonie demeure en général très regardée, avec plus de 2 millions de téléspectateurs. Celle du 28 février devrait sans problème dépasser ce score, avec ou sans Polanski.

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