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Bernard Werber, cocon et papillon

A l'occasion de la sortie de son nouveau roman «Le sixième sommeil», l’auteur des «Fourmis» conte ses multiples vies, et comment l’ado introverti s’est mué en auteur à succès.

Ce qui frappe, quand on rencontre Bernard Werber, c’est sa voix. A la fois douce, enfantine, passionnée et enthousiaste, elle peut également se montrer directive: «Deux thés verts gourmands», commande l’auteur des Fourmis et des Thanatonautes à l’attention du serveur sans nous demander notre avis: «Vu le monde qu’il y a, c’est plus simple de commander la même chose.» Nous le suivons jusqu’à un «espace un peu plus feng shui», et nous nous installons dans le coin du bar qui a trouvé grâce à ses yeux. A chaque question qu’on lui pose, il demande invariablement «et vous?» détestant, dit-il, «jouer le rôle de l’émetteur tandis que l’interviewer est confiné à son rôle de récepteur». C’est donc sous forme de discussion que l’auteur nous conte l’intérêt nouveau qu’il porte aux rêves, le sujet de son dernier livre Le sixième sommeil, et son parcours, semé d’embûches autant que de merveilles.

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