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Ces yeux tout noirs me font flipper

Elle est étrange, la nouvelle campagne visuelle de L'Abri? Signé Alex Howling, illustrateur à la fascinante tablette graphique...

Mélina Martin, performeuse en résidence à L'Abri pour la saison 2019-2020, pose pour la campagne visuelle de la fondation genevoise.
Mélina Martin, performeuse en résidence à L'Abri pour la saison 2019-2020, pose pour la campagne visuelle de la fondation genevoise.
Davia Amaral/Alex Howling

L’Abri, dont la fondation accueille chaque année au pied de la Vieille-Ville, place de la Madeleine, de jeunes artistes en résidence, lance sa communication visuelle pour la saison 2019-2020.

Après les chairs éclaboussées de rouge à lèvres qui marquaient en 2018 la première campagne sous l’égide du nouveau maître de maison, Rares Donca, voici que la photo vire au plus sobre. En apparence du moins. Si le concept de base reste le même – présenter les visages de tous les artistes «associés», dix au total – le résultat ne manquera pas d’intriguer.

Voici des clichés en noir et blanc, «photo shoot» réalisé par David Amaral. Rien d’anormal en apparence. Sauf que les yeux, pupilles, iris et blancs apparaissent complètement noirs. C’est inquiétant? Carrément étrange, sinon dérangeant. Manière de «sortir du portrait classique», commente le graphiste responsable de cet étonnant travail. Alex Howling, c’est son nom, fait partie des résidents de L’Abri. Il a donc droit lui aussi à sa photo, pas moins perturbante que les autres.

Regard de jais

Comment obtenir ce regard de jais? Avec des lentilles, «pas faciles à porter», relate l’intéressé. Pour la performeuse Mélina Martin, que voici à l’image, il a fallu faire recours à l’ordinateur.

Le numérique, grâce à la tablette graphique, voilà un média qu’affectionne Alex Howling, qui en tire également parti pour élaborer d’audacieux assemblages. Il faudra aller sur le site de la fondation pour voir le résultat complet de cette campagne: aux portraits s’ajoutent en juxtaposition des formes de couleurs clignotant comme un stroboscope. En partant d’un format carré évoquant le logo de L’Abri, chaque artiste était invité à découper sa propre forme, afin de figurer, explique Alex Howling, les démarches individuelles réunies dans cet «espace de collaboration» qu’entend constituer L’Abri.

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