Alfred Baur, à l’honneur sur ses propres terres

ExpositionPour le 150e anniversaire de la naissance de son fondateur, le Musée des arts d’Extrême-Orient retrace son exceptionnel

Le bureau du pionnier, reconstitué à l’identique.?

Le bureau du pionnier, reconstitué à l’identique.? Image: FONDATION BAUR

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«Normalement, on montre ici des objets. Cette fois, nous vous montrons une personne», annonce le président la Fondation Alfred et Eugénie Baur-Duret (Collections), Jean-Pierre Zehnder, lors de l’allocution ouvrant le vernissage, mercredi dernier, d’Alfred Baur, pionnier et collectionneur. «Nous vous invitons à un voyage à la fois dans le temps et dans l’intimité d’Alfred», surenchérit Monique Crick, directrice du Musée des arts d’Extrême-Orient à Genève.Les promeneurs attentifs n’auront pas manqué de repérer l’affiche, réalisée par l’atelier Roger Pfund, qui orne les panneaux de la ville. Elle modernise un portrait de l’industriel né en 1865 dans le canton de Zurich, placé devant le bâtiment genevois qu’occupent ses collections, et devant des fougères tropicales qui évoquent l’actuel Sri Lanka où il a jadis fait fortune (lire nos éditions du 3 mars).

Andelfingen, Ceylan, Genève – patrie de son épouse Eugénie: les trois sommets du triangle que relie l’itinéraire hors norme de ce fils de forgeron-serrurier. Tour à tour pionnier parti chercher l’aventure en Asie, entrepreneur à la tête d’un empire combinant culture du thé, production d’engrais, importation d’articles de consommation suisses et distribution de produits pharmaceutiques, Alfred Baur a fini par doter son territoire d’un quatrième angle: l’Extrême-Orient.

En effet, une fois constitué son capital, Alfred Baur s’est mis, dès son retour à Genève en 1906, en quête d’objets d’art provenant du Japon et de Chine. Guidé successivement par deux experts, ce self-made-man n’ayant reçu aucune formation artistique réunit une foisonnante collection de vases, boîtes, statuettes et autres céramiques. Leur raffinement et leur rareté ont finalement permis au touche-à-tout d’accéder au rang de connaisseur internationalement reconnu.Après la mort de Baur en 1951, la fondation à son nom, en plus de poursuivre ses activités industrielles, commerciales et philanthropiques, a continué à augmenter cette collection, si bien qu’elle réunit aujourd’hui quelque 9000 pièces.

La présente exposition en exhibe quelques-unes, mais se concentre sur l’épopée de l’homme, dont on découvre, répartis dans quatre salles, le mobilier, les photographies, les cartes, les livres ou les malles. Un livre d’art marque également la commémoration.

Katia Berger«Alfred Baur, pionnier et collectionneur» Musée des arts d’Extrême-Orient, jusqu’au 28 juin, ma-di 14 h-18 h, 022 704 32 82, www.fondationbaur.ch

Créé: 09.03.2015, 12h32

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