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Les artistes lèvent le voile

Ce week-end, peintres, plasticiens ou céramistes genevois ont ouvert les portes de leurs ateliers

Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, les céramiques de Véronique Stroun et les dessins de Margherita del Balzo exposés à Troinex.
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, les céramiques de Véronique Stroun et les dessins de Margherita del Balzo exposés à Troinex.
Pierre Albouy
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, les céramiques de Véronique Stroun et les dessins de Margherita del Balzo exposés à Troinex.
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, les céramiques de Véronique Stroun et les dessins de Margherita del Balzo exposés à Troinex.
Pierre Albouy
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, les céramiques de Véronique Stroun et les dessins de Margherita del Balzo exposés à Troinex.
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, les céramiques de Véronique Stroun et les dessins de Margherita del Balzo exposés à Troinex.
Pierre Albouy
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio de Larissa Medawa à Picto.
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio de Larissa Medawa à Picto.
Pierre Albouy
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio de Larissa Medawa à Picto.
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio de Larissa Medawa à Picto.
Pierre Albouy
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio de Laurent Faulon à Picto.
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio de Laurent Faulon à Picto.
Pierre Albouy
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio de Laurent Faulon à Picto.
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio de Laurent Faulon à Picto.
Pierre Albouy
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio d'Ursina Ramondetto à Picto.
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio d'Ursina Ramondetto à Picto.
Pierre Albouy
Lors de la quatrième édition d«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio d'Ursina Ramondetto à Picto.
Lors de la quatrième édition d«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio d'Ursina Ramondetto à Picto.
Pierre Albouy
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio de Julien Babel aux Voies couvertes de Saint-Jean.
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio de Julien Babel aux Voies couvertes de Saint-Jean.
Pierre Albouy
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio de Julien Babel aux Voies couvertes de Saint-Jean.
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio de Julien Babel aux Voies couvertes de Saint-Jean.
Pierre Albouy
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio d'Annick Berclaz aux Voies couvertes de Saint-Jean.
Lors de la quatrième édition d'«Atelier ouvre-toi», près de 165 artistes contemporains genevois ont ouvert leurs portes au public. Ici, le studio d'Annick Berclaz aux Voies couvertes de Saint-Jean.
Pierre Albouy
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Un escalier assez raide grimpe le long de la façade de l’ancienne grange. Point de paille ni de bétail sous les augustes combles de bois, mais un atelier et une surface d’exposition tout neufs, aménagés il y a un an par Margherita del Balzo et son époux, Gabriel Pictet, propriétaires du Domaine de Marsillon, à Troinex. Samedi en début d’après-midi, il y a foule dans le bel espace cubique et vitré où Margherita élabore de poétiques tableaux de papier.

Le public a profité de l’opportunité offerte par «Atelier (rrr)ouvre-toi» pour visiter ces lieux de création qui lui sont usuellement fermés – donc un peu mystérieux. Organisée par la fédération Act-art, cette manifestation se tient tous les deux ans depuis 2013 et vise «à promouvoir la scène artistique contemporaine genevoise dans un esprit de rencontre et d’échanges». Cette année, plus de 165 plasticiens, peintres, photographes ou sculpteurs du canton ont donc levé le voile sur leur pratique quotidienne.

Pour l’occasion, Margherita del Balzo a invité la céramiste Véronique Stroun pour un dialogue de matières et de formes très réussi. Les volumes organiques des pièces de la seconde trouvent un écho dans les volutes des nuages ou les contours des arbres que la première inscrit dans la texture du papier.

Les œuvres de Margherita ont presque une dimension sculpturale: depuis vingt-deux ans, l’artiste fabrique elle-même ses supports, glanant herbes et plantes dans les jachères. Puis, à traits délicats, elle y fait naître ses motifs à l’encre. «Parfois, le dessin naît des chemins des fibres, explique-t-elle. Parfois, j’ai un projet préalable. Lorsque le mariage entre l’imaginaire et le papier advient, c’est magique!» Celle pour qui le travail d’artiste est «une façon d’être» avoue qu’ouvrir son atelier aux curieux la «recharge»: «C’est encore mieux qu’une exposition. Dans le contact direct avec les gens, les émotions passent.»

Ambiance ludique et enjouée

Après ce moment comme hors du temps à la campagne, retour au cœur de la ville pour une visite à l’association Picto, dans le quartier de la Servette. Cet «espace de production artistique» accueille près de 80 membres, dont certains anciens d’Artamis. L’ambiance y est résolument ludique et enjouée.

Dans la salle d’exposition du rez-de-chaussée, l’artiste Larissa Medawar a installé une feuille au sol, sur laquelle reposent toutes sortes d’étranges machines: un batteur électrique présente des feutres à la place des fouets, la mèche d’une perceuse est remplacée par un pastel à la cire. L’audience est encouragée à s’essayer au croquis avec les engins crayonneurs. «J’utilise beaucoup les objets électroniques, que je détourne», précise celle qui a aussi, entre autres, cofondé le Fesses-tival. L’atelier de Larissa s’avère effectivement truffé d’appareils, du vibromasseur au couteau-scie électrique. Par terre, entre deux lattes de bois, un masseur anticellulite et une ponceuse, transformés en voitures, font la course.

Dans le studio de sa voisine, la dessinatrice et illustratrice Miriam Kerchenbaum, règne une atmosphère nettement plus calme. «L’atelier est un miroir de la personnalité de celui qui l’occupe, fait-elle justement remarquer. Ici, c’est mon écosystème, je me sens protégée.» À l’autre bout du bâtiment, un grand ours qu’on dirait de peluche trône sur des pneus. Le matériau dont il est fait contraste avec son air bonhomme: «Ne le touchez pas, c’est de la laine de verre très urticante», avertit son concepteur, le plasticien Laurent Faulon. Le plantigrade est escorté d’une série de têtes en faïence. On identifie les visages déformés de Vladimir Poutine, Barack Obama ou Donald Trump: les moules qui ont servi à leur fabrication se révèlent être des masques de caoutchouc dénichés dans des magasins de farces et attrapes.

Vulves exubérantes

Un petit tour à l’étage permet un plongeon coloré dans l’univers froufroutant et débridé d’Ursina Ramondetto. L’artiste travaille les textiles dans des tons très andins, pour les transformer, par le tissage et le tricot, en zizis et en vulves exubérantes.

Un dernier crochet par les Voies couvertes de Saint-Jean procure d’autres jolies découvertes. Julien Babel y a son antre à dessins et peintures, «un lieu magique où on peut faire des taches par terre et mettre en pratique tout ce qui trotte dans la tête». Il utilise sa vitrine comme espace d’exposition providentiel et y réalise des œuvres éphémères, à la gouache ou à l’acrylique. À deux pas, l’univers de la céramiste Annick Berclaz catapulte au fond de l’océan. Ses superbes objets aux teintes vives évoquent les créatures marines, anémones, limaces ou étoiles de mer. Récemment, elle a inventé de ravissants petits personnages à trois pattes, parés d’or, de menues nageoires et d’yeux étonnés. Des habitants des abysses, assurément.

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