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Trop alanguie, Lana del Rey lasse à la longue

La dame de la pop américaine livre un quatrième album à la frontière des songes. Et du sommeil. Le mystère se fissure, le cliché menace.

La diva de la pop made in USA en fait trop dans son dernier album. Sa voix lasse plus qu’elle n’hypnotise
La diva de la pop made in USA en fait trop dans son dernier album. Sa voix lasse plus qu’elle n’hypnotise
NEIL KRUG/UNIVERSAL MUSIC

Il n’est pas indispensable de bouleverser son style pour durer, et ce n’est pas le brave Guy Béart, mort cette semaine après avoir tricoté 300 chansons à la guitare sèche, qui dira le contraire. En revanche, il est utile de savoir choisir la pondération, surtout lorsque l’on a déboulé en phénomène pop aux arguments hypertrophiés où le too much faisait la règle. Trop mystérieuse, Lana Del Rey. Trop référencée. Trop lascive. Trop pulpeuse – trop refaite? Trop de succès, trop rapidement. Il y avait forcément une astuce, un coup tordu.

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