Venez danser avec les œuvres du Fonds d’art contemporain de la Ville

Exposition Le Commun présente une sélection de pièces autour de l’expressivité des corps, de l’espace intime et du monde de la nuit

La danse transcende le quotidien dans «Human Radio», vidéo de Miranda Pennell qui est à l’origine de l’exposition.

La danse transcende le quotidien dans «Human Radio», vidéo de Miranda Pennell qui est à l’origine de l’exposition. Image: Miranda Pennell

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Une vieille femme danse seule dans son salon, sans musique. Virevoltant avec adresse, elle transcende dans Human Radio la banalité du quotidien. Cette vidéo de Miranda Pennell, qui a filmé des danseurs recrutés par petite annonce, constitue le point de départ de l’exposition Nous pourrions danser ensemble organisée à l’espace Le Commun.

Le projet est né d’une rencontre: celle de l’artiste Julien Amouroux alias Le Gentil Garçon, de Patricia Buck, responsable des expositions au centre culturel le Lieu unique à Nantes, et de Carole Rigaut, directrice de Halle Nord à Genève. Tous trois ont eu envie de puiser dans les collections du Fonds d’art contemporain de la Ville de Genève (FMAC), riche de 2400 œuvres variées dont 300 installées dans l’espace public, sans oublier 2000 vidéos.

«Nous avons noté séparément nos pièces coup de cœur, puis avons mis nos listes en commun, raconte Carole Rigaut. A 80%, elles étaient identiques!» Leur sélection, mêlant des artistes de pays, renommée et âge variés, a donné naissance à une exposition à Nantes. Et dans un deuxième temps, à celle qui se déroule actuellement dans le Bâtiment d’art contemporain genevois. «L’occasion de mettre en avant un fonds peu connu, qui ne bénéficie pas d’un lieu d’exposition permanent», précise la commissaire.

La vidéo de Miranda Pennell contient à elle seule tous les thèmes traités dans la vingtaine d’œuvres présentées. Celui de l’expressivité des corps, tels ceux des prostituées filmées dans leur attente par Marie José Burki. Celui de l’adolescence et des rapports entre le groupe et l’individu, avec une vidéo de Ben Russell qui immortalise la transe de jeunes spectateurs lors d’un concert. Mais aussi les photos d’apprentis genevois prises par Charles Weber.

L’exposition aborde également la problématique de la séparation entre espace intime et espace public. «Nous l’avons concrétisée par des voilages ponctuant l’espace», souligne Carole Rigaut. On entre dans le salon des parents de Marc Bauer à travers un dessin fragmenté. On découvre la roulotte dans laquelle loge Bastien Gachet. On se perd dans l’alignement abstrait de gratte-ciel photographié par Georg Aerni.

Il est enfin question de vie nocturne avec les affiches des concerts de la Cave 12 imaginées par Thomas Perrodin, ainsi que les disques de béton de Jérémy Chevalier et ceux en colle de Frédéric Post. Mais quand la fête est finie, il ne reste plus qu’à prendre une aspirine, à l’image du vaste rond blanc encadré par Olivier Mosset, et à passer le balai, comme dans l’autoportrait en bronze peint d’Urs Lüthi…

«Nous pourrions danser ensemble» jusqu’au 2 octobre au Commun, Bâtiment d’art contemporain, 28 rue des Bains, du ma au di de 12 h à 18 h.

(TDG)

Créé: 01.09.2016, 20h08

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